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Compte-rendu live - 02/04 de She & Him

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Quitte à briser des cœurs, disons d'emblée que le concert de She & Him prévu le 29 avril à l'Alhambra de Paris est plein comme un œuf. Ça a été la ruée sur les tickets, on se demande bien pourquoi (LOL). En guise de préliminaires pour les chanceux qui ont déjà leur place, et de consolation a minima pour les désœuvrés, notre reporter à New York nous ramène quelques impressions et une paire de photos en direct du Bowery Ballroom, là où le couple en couve du nouveau numéro de Magic a étrenné les 29 et 30 mars une tournée qui durera, bon an, mal an, jusqu'à la fin juin. [Texte et photos par Jonas Cuénin].


"Oubliez vos carnets, vos iPhone, vos enregistreurs et vos appareils photo. Ceci est un live old school". Entendu Zooey. Juste une alors. Un seul cliché pour essayer de capter la fraicheur de ces grand yeux bleus amusés et l’harmonie d’un volatil regard espiègle. Et quelques annotations imaginaires pour tenter de décrire l’allègre euphorie d’un moment qui, à l’abri de la pluie battante, invite à la béatitude des premiers instants d’une romance. Pour mettre en mots tous ces petits sautillements de corps en robe à fleurs, ces ronds de bras enfantins et balancements de tête plein d'humour. Le tout sous la voix de rogomme de celui qui laisse chanter la belle affriolante mais sait lui rendre, par intermittence, la pareille.

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Une audition Volume 2 d'Elle et Lui, Zooey Deschanel et M. Ward, c'est un concert universel, de tout temps et pour tous les âges. Un manège pop-folk aux ambiances multicolores et aux influences sixties diverses qui aiment à se confondre. Il y a quelque chose de Leonard Cohen dans les chœurs enveloppants des minettes du fond sur If You Can't Sleep. De la malicieuse France Gall d'antan sur Gonna Get Along With You Now. De la douce Doris Day sur Lingering Still. De l'harmonique Gainsbourg sur Thieves. Ou de l'attendrissante Françoise Hardy sur Sing. "Vous êtes d'où ? Personne n'est de Harlem ?". Eh oui, à ce qu'il parait, She & Him aime aussi le gospel. Du coup, au Bowery Ballroom, ça récite en chœur et ça valse dans les pantalons. Les jeans blêmes bien sûr, on n'est plus à un cliché près. Ceux que l'on porte avec une chemise à carreaux nourrie aux pins I love California, un bandana jaune dans les tiffes et une casquette verte à filet.

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À l'écran, Zooey suit les ordres et joue à la fille désirable. Sur scène, elle cherche un moyen d'expression personnel où elle pourrait, non sans occulter son charme viscéral, interpréter ses propres lignes. Ce ballet de fins accords d’ukulélé, d'ondulantes résonances de guitare et de rythmique soyeuse appelle alors à une rébellion rétro des plus criantes. Une ode à l'amour et à l'insouciance que l'impayable soixantenaire de bassiste aux cheveux blancs voudrait sûrement goûter à nouveau. Une ballade qui vous prend jeune et que, petit à petit, vous oubliez avec l'âge. Innocente, Zooey, la bonne copine qu'on aimerait bien chopper, a la mémoire vivace, elle. Et quand sa voix flanche après une heure et demie d'ébats sensuels avec son public (presque toute la disco y passe), M. Ward extirpe Magic Trick de son répertoire et consent, lui la doublure, à lui venir en aide. Pas physiquement, mais presque. Un dernier Roll Over Beethoven entonné avec frénésie pour que, même sur le morne chemin du retour, les hanches valsent encore. Attendrissant, She & Him.
Jonas Cuénin (texte et photos)


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Mickaëla - 08/05/2010 17:43
Je les aime, je les aime & je les aime !