Avec une
élégance parfaite, la pochette du Volume Two
de She & Him semble répondre à celle d’un premier essai au charme
insistant : le dessin qui accueillait l’auditeur du Volume One (2008) était jaune, orangé et rond ; celui du jour
est rouge, bleu et carré. Les cheveux de la jeune fille ont poussé. Elle-même
semble avoir grandi. Entourée de légers nuages, elle a l’oreille colée à un
téléphone de fortune, une boîte de conserve au bout d’une corde à linge. Qu’y
entend-elle ? Probablement la même chose que nous : treize chansons
merveilleuses, qui prolongent avec grâce un été sans fin, encore lové au cœur
d’années 60 fantasmées en eldorado pop. Le béotien n’y verra peut-être que du
feu, mais tout brille ici avec plus d’intensité qu’il y a deux ans.
L’écriture de Zooey Deschanel s’est affinée, les arrangements sont plus légers, son chant même semble plus relâché. La jeune femme papillonne toujours d’un style à l’autre (pop, folk, country) mais avec plus de naturel, tenant à bonne distance la tentation du pastiche qui gâtait légèrement son Volume One. La guitare et la voix de Matt Ward tutoient le sublime. On devrait y être habitué mais non, c’est encore un enchantement. Le couple à la scène interprète en duo une reprise lumineuse de Ridin’ In My Car (NRBQ), où chacun donne le meilleur (chant ferme et pimpant d’un côté, souple et gommeux de l’autre, tendrement entourés de chœurs fondants, solo de guitare ondoyant).
Rythmique et guitare qui sentent le sable chaud, cordes capiteuses, Thieves déploie sa mélodie vénéneuse et mélancolique quand In The Sun joue les ingénues pop, avec piano rêveur et violons enamourés sur refrain palpitant. She & Him joue sur le velours d’une inspiration supérieure, entre fraicheur gardée intacte depuis les girls group des sixties (Don’t Look Back, Over It Over Again), pop soyeuse en bottes montantes (Lingering Still), ballades en terres country (Me And You) ou en terres arides (Brand New Shoes). À l’occasion, Zooey Deschanel et Matt Ward rassemblent tout ça sur une seule chanson, la très émouvante Home, verte et vallonnée comme un rêve californien.
L’écriture de Zooey Deschanel s’est affinée, les arrangements sont plus légers, son chant même semble plus relâché. La jeune femme papillonne toujours d’un style à l’autre (pop, folk, country) mais avec plus de naturel, tenant à bonne distance la tentation du pastiche qui gâtait légèrement son Volume One. La guitare et la voix de Matt Ward tutoient le sublime. On devrait y être habitué mais non, c’est encore un enchantement. Le couple à la scène interprète en duo une reprise lumineuse de Ridin’ In My Car (NRBQ), où chacun donne le meilleur (chant ferme et pimpant d’un côté, souple et gommeux de l’autre, tendrement entourés de chœurs fondants, solo de guitare ondoyant).
Rythmique et guitare qui sentent le sable chaud, cordes capiteuses, Thieves déploie sa mélodie vénéneuse et mélancolique quand In The Sun joue les ingénues pop, avec piano rêveur et violons enamourés sur refrain palpitant. She & Him joue sur le velours d’une inspiration supérieure, entre fraicheur gardée intacte depuis les girls group des sixties (Don’t Look Back, Over It Over Again), pop soyeuse en bottes montantes (Lingering Still), ballades en terres country (Me And You) ou en terres arides (Brand New Shoes). À l’occasion, Zooey Deschanel et Matt Ward rassemblent tout ça sur une seule chanson, la très émouvante Home, verte et vallonnée comme un rêve californien.