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Biographie

Sous la protection de Air, qui le signe sur son label Record Makers et l'embarque en première partie de sa tournée 10 000Hz Legend, Sébastien Tellier publie L'Incroyable Vérité à l'aube du nouveau millénaire. D'instrumentaux dépressifs torturés par un theremin en ballades ténébreuses dans la langue de Shakespeare, le barbu s'impose d'emblée comme un personnage à part sur la scène hexagonale, foulant alors les traces de son ancêtre pileux Robert Wyatt. Si son deuxième essai, Politics, incarne la rupture en affichant souvent un goût prononcé pour le kitsch, il permet aussi à son auteur de décrocher le plébiscite du public le temps d'un morceau chargé de mélancolie et dominé par le piano, une Ritournelle entêtante amenée à faire le tour du globe et à figurer au générique du long-métrage Narco (2004), dont il a par ailleurs signé la bande originale. La même année, Sofia Coppola utilise aussi Fantino, un titre extrait de son album inaugural, pour illustrer Lost In Translation, tandis que Universe accompagnera en 2006 quelques images d'Electroma, le film expérimental de Daft Punk. Après la publication de Sessions, disque compilant ses titres passés réenregistrés pour l'occasion en acoustique, sur lequel figurait aussi une reprise de La Dolce Vita  (Christophe), Sébastien Tellier compose en compagnie de Mr Oizo et Sebastian la bande son de Steak, première réalisation cinématographique longue durée du susnommé Oizo (Quentin Dupieux pour l'état-civil). En 2008, il publie l’affriolant Sexuality, produit par la moitié du duo casqué Guy Manuel De Homem Christo.