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The Ghost That Carried Us Away de Seabear

chronique d'album
Dès les premières notes du thème d’ouverture de The Ghost That Carried Us Away, on devine que Seabear a tout pour (nous) plaire. Ressemblant à s’y méprendre au chef-d’œuvre de Tommy Guerrero (A Little Bit Of Somethin’, 2000), Good Morning Scarecrow sensibilise d’emblée l’auditeur aux délicatesses pop à suivre, toutes issues de l’imagination fertile du mystérieux Sindri Mar Sigfusson. Qui, en direct de Reykjavík, a rassemblé cinq de ses ami(e)s musicien(ne)s pour donner corps à son bestiaire mélodico-naturaliste (Summer Bird Diamond, Seashell, Cat Piano), que l’on jurerait avoir été écrit par Mark Linkous en marge de ses cahiers d’étudiant. Ignorantes de la rudesse de la météorologie islandaise, ces douze compositions inondées de soleil (Libraries, Hands Remember, Owl Waltz) parleront forcément aux amateurs éclairés du Excuse For Travellers (2000) de Mojave 3 comme à ceux qui considèrent que le sympathique Sufjan Stevens est largement surestimé par ses pairs. Car si les états ici relatés se situent plus volontiers du côté de l’âme que coincés entre le Wisconsin, le Kentucky et l’Iowa, les nouveaux trublions de Morr(icone) Music prouvent qu’après Grizzly Bear, Panda Bear et Bear In Heaven, il faudra désormais compter avec ces nouveaux petits frères des ours !
Renaud Paulik
MAGIC RPM  #113


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