Voilà un disque
de peu. À tel point que des cercles concentriques ont été tracés au-dessus des
lieux de sa conception. Avec si peu, cela faisait longtemps qu’on n’avait pas
entendu pareille magie blanche opérer. On pourrait concéder que le sortilège de
This Fool Can Now Die tient tout
entier dans la présence de Will Oldham aux côtés vocaux de Scout Niblett sur
quatre titres, à commencer par la reprise du thème de River Of No Return chanté à l’origine par Marilyn Monroe. En deux
minutes et trente-cinq secondes, cette chanson, agrémentée de trois fois rien
(des arpèges de guitares acoustiques, une berceuse de western mythique, une
petite flaque de cordes et deux voix humaines à l’unisson), peut vous réduire
une brute avinée.
Il en va de même pour Comfort You, titre piqué dans la vieille armoire de Van Morrison. Seule avec un batteur, Scout Niblett est aussi convaincante. Elle sait crever sèchement les tympans (Let Thine Heart Be Warmed, Your Last Chariot, dignes de Nirvana) ou atteindre de paroxysmiques moments de tension rarement entendus depuis les débuts de PJ Harvey (Nevada). Que ce soit donc dans les ballades en solitaire, en binôme ou dans le déballage austère d’électricité, This Fool Can Now Die est une grande source d’humanité contrariée.
Il en va de même pour Comfort You, titre piqué dans la vieille armoire de Van Morrison. Seule avec un batteur, Scout Niblett est aussi convaincante. Elle sait crever sèchement les tympans (Let Thine Heart Be Warmed, Your Last Chariot, dignes de Nirvana) ou atteindre de paroxysmiques moments de tension rarement entendus depuis les débuts de PJ Harvey (Nevada). Que ce soit donc dans les ballades en solitaire, en binôme ou dans le déballage austère d’électricité, This Fool Can Now Die est une grande source d’humanité contrariée.