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Biographie

Or donc, Scarlett Johansson. On ne bénira jamais assez le type qui lui a donné envie de faire un disque, et qui a ainsi donné l'alibi idéal à un site de musique comme celui-ci, et aux rédacteurs dans mon genre, de pérorer à son opulent sujet. Et si c'est Scarlett, comme une grande, qui en a eu l'idée, alors on chérira d'autant plus la belle, intelligente, drôle, talentueuse, riche, pénétrante, célèbre, voluptueuse et foutrement excitante actrice. Dotée d'une filmographie avenante, entre films d'auteur qualifiés et grosse production finement choisie, sa collection de reprises de Tom Waits parue en 2008 ne trahit en rien la carrière de la blonde fatale. Au contraire même. La prise de risque était grande, et les sarcasmes déjà fourbis. Sauf qu'Anywhere I Lay My Head, sacrément aidé par la mise en son de Dave Sitek (Tv On The Radio), a cloué le bec à plus d'un par son souffle spectral et son audace stylistique qui renvoie au nuage sonore de The Jesus And Mary Chain, un groupe que Scarlett avait d'ailleurs rejoint sur scène pour parer Just Like Honey de chœurs gravement majestueux. Après ce coup d'essai, Scarlett Johansson, malgré des déclarations inverses, a versé à nouveau dans l'exercice de la reprise en se réappropriant Last Goodbye de Jeff Buckley pour les besoins de la BO du film Ce Que Pensent Les Hommes (2009).