Electronica
aérienne, cordes cristallines, chants espagnols comme suspendus dans les airs…
Pour sceller cette nouvelle collaboration entre la vocaliste Eva Puyelo Muns et
le poète machiniste Guillermo Scott Herren (Prefuse 73), La Llama
dévoile un flot aussi incessant que volatil d'effluves tropicalisantes passées
à la moulinette électronique, sorte d'acid folk atemporel, comme un pont tracé
entre hier et aujourd'hui, entre le Sud et le Nord.
Pour ce quatrième opus réalisé sans grands moyens financiers dans l'appartement new-yorkais du sieur Herren, le duo s'est attaché à étudier de vieux albums folk d'artistes catalans (de Juan Mañuel Serrat à Paco Ibañez) afin de composer au mieux leurs airs hispanophones, jusqu'à travailler main dans la main avec l'Équatorien Roberto Carlos Lange, épris du son psychédélique sud-américain des seventies. Il en résulte une œuvre intimiste faite, comme pour ses prédécesseurs, de musique concrète et de bricolages minimalistes aux textures sonores fines et précieuses, lesquelles sont ici continuellement effleurées par des incantations hispaniques élevées, des guitares sèches au manège enivrant, des embardées psyché.
Aussi, à observer la chose d'un regard distancié, on dira que Savath & Savalas joue du folk d'antan et de l'électronique d'aujourd'hui dans le but de créer une parenthèse éternelle, bien peu soucieuse des diktats de la mode. Surtout, on verra en La Llama un pied de nez fait à une world music commerciale au concept dépassé, parce que totalement insensé. Ici, la chose enchante en même temps qu’elle fait preuve d'intelligence. Lumineux, donc.
Pour ce quatrième opus réalisé sans grands moyens financiers dans l'appartement new-yorkais du sieur Herren, le duo s'est attaché à étudier de vieux albums folk d'artistes catalans (de Juan Mañuel Serrat à Paco Ibañez) afin de composer au mieux leurs airs hispanophones, jusqu'à travailler main dans la main avec l'Équatorien Roberto Carlos Lange, épris du son psychédélique sud-américain des seventies. Il en résulte une œuvre intimiste faite, comme pour ses prédécesseurs, de musique concrète et de bricolages minimalistes aux textures sonores fines et précieuses, lesquelles sont ici continuellement effleurées par des incantations hispaniques élevées, des guitares sèches au manège enivrant, des embardées psyché.
Aussi, à observer la chose d'un regard distancié, on dira que Savath & Savalas joue du folk d'antan et de l'électronique d'aujourd'hui dans le but de créer une parenthèse éternelle, bien peu soucieuse des diktats de la mode. Surtout, on verra en La Llama un pied de nez fait à une world music commerciale au concept dépassé, parce que totalement insensé. Ici, la chose enchante en même temps qu’elle fait preuve d'intelligence. Lumineux, donc.