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Santogold
archive mag juin 2008
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D.E.S. artistes de cette trempe, il n’y en a pas tant que ça. L’Américaine Santi White, alias Santogold, est une boule de feu perméable à tous les genres et à toutes les tendances, bien incapable de choisir entre son amour pour The Smiths et sa dévotion à Lee Perry. Véritable passe muraille des chapelles musicales, la voisine new-yorkaise de M.I.A. possède le même tempérament explosif que sa copine, et semble comme elle capable de susciter l’admiration autant que le dégoût. Ménager son auditoire, cette belle Noire aux postures aguicheuses n’en a cure. On est prévenu, et il est interdit de faire la moue en passant de la pop song ultime L.E.S Artistes à You’ll Find A Way, hybride de ragga-dub électronisant au refrain punk tribal. Comme tous ceux qui se risquent à faire avancer les choses, Santogold est capable du meilleur comme du pire, et quelle que soit l’option choisie, elle n’y va pas avec le dos de la cuiller. Si elle creuse de façon plutôt convaincante la veine reggae dans l’estivale Shove It, cette ancienne directrice artistique pour le label Epic et chanteuse des dénommés Stiffed a aussi l’oreille aguerrie pour saisir au vol de jolies mélodies pop (Lights Out), pondre des tubes au potentiel radiophonique indéniable (I’m A Lady et son intro “pixiesque” en diable) ou concurrencer les héroïnes Siouxsie Sioux et Karen O sur leur propre terrain (My Superman). Pourtant, quelques tentatives de ce Lp éponyme frôlent parfois la ringardise par un trop-plein de gourmandise. Rien de plus normal après tout pour cette jeune femme bien décidée à croquer la vie à pleines dents, et dont la retenue n’est visiblement pas le principal trait de caractère. De caractère, Santogold n’en manque pas.
Faustine Kopiejwski
article extrait de :
MAGIC RPM #121
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