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Transition
archive mag novembre 2000
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Transition est le troisième album d'Andrew Pekler, un Ouzbek élevé en Californie et résidant à Berlin. Durant les six premiers morceaux, on se croirait dans une bande originale des 60's passée au filtre de la technologie actuelle. Sur Heavy Metal, la mélodie à la Mission Impossible est renforcée par une production proche d'un autre berlinois, Alec Empire. Lachmachun Spezial est construit autour d'une ligne de clavier jazz funk, d'une rythmique hip hop, le tout soutenu par un beat filtré qui aurait pu trouver sa place chez Autechre. Le jazz est également présent sur Boogie Electric, avec sa ligne de contrebasse syncopée et ses synthés proches des expérimentations de Pierre Henry, le tout dans une ambiance proche des films des années cinquante. Mais dès Wrongs Of Fall, qui rappelle les premiers essais de UNKLE, on sent qu'Andrew Pekler aimerait développer une écriture plus traditionnelle. Par exemple, Winter's Over a un petit arrière-goût de Air avec son côté pop folk 70's. Leaky Faucet Skank et Sad Rockets font un clin d'oeil au reggae et au rocksteady, tout en conservant un structure classique assez proche des idées de Money Mark. L'album se conclut par le meilleur morceau de l'album, Twenty-Seven : une sorte de pop song ambitieuse sur laquelle plane le fantôme de Curtis Mayfield circa 1970.
Jérôme Mestre
article extrait de :
MAGIC RPM #46
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