Il fut un temps où, faute de succès et
de moyens suffisants, Rufus Wainwright devait se produire seul sur scène, avec
un piano et une guitare comme fidèles compagnons. On garde un souvenir ému de
ce soir de mai 1999 où le Canadien partageait l’affiche avec John Cunningham
dans un Olympic nantais à moitié vide. Avec sa foi, ses maladresses et son
humour, Rufus occupait la scène comme un orchestre flamboyant. On se souvient
aussi de la première fois où le garçon a pu se produire en groupe à Paris, au
printemps 2005, dans une Cigale enthousiaste, radieux et gentiment
exubérant, vocalement et musicalement au top pour une pop baroque généreuse et
inventive.
C’est ce Rufus qu’on retrouve sur cette captation d’un concert d’août 2007, quelques mois après la sortie de l’excellent Release The Stars (2007). Très bien entouré par une demi-douzaine de musiciens qui touchent leur bille, il égraine les chansons de son répertoire dans un mélange de ferveur et de décontraction étonnant (les costumes valent à eux seuls l’achat de ce Dvd). Les morceaux les plus orchestrés prennent une ampleur incroyable (piano, flûte traversière, cuivres, chœurs et percussions pour Do I Disappoint You ou la sublime I Don’t Know What It Is) et les plus simples gagnent encore en densité (The Art Teacher, piano et cor). La voix et le chant de Rufus Wainwright sont exceptionnels, d’une tessiture et d’une agilité sans équivalent dans la pop contemporaine.
Malgré une réalisation sans imagination, cette captation réjouit en tout point, avec des intermèdes drolatiques où chaque musicien explique son rapport intime aux… broches, bijou étincelant dont Rufus est friand. Le final du concert est à l’avenant, quand le chanteur travesti en Judy Garland livre une version magnifique de son désormais mythique Gay Messiah. La messe est dite.
C’est ce Rufus qu’on retrouve sur cette captation d’un concert d’août 2007, quelques mois après la sortie de l’excellent Release The Stars (2007). Très bien entouré par une demi-douzaine de musiciens qui touchent leur bille, il égraine les chansons de son répertoire dans un mélange de ferveur et de décontraction étonnant (les costumes valent à eux seuls l’achat de ce Dvd). Les morceaux les plus orchestrés prennent une ampleur incroyable (piano, flûte traversière, cuivres, chœurs et percussions pour Do I Disappoint You ou la sublime I Don’t Know What It Is) et les plus simples gagnent encore en densité (The Art Teacher, piano et cor). La voix et le chant de Rufus Wainwright sont exceptionnels, d’une tessiture et d’une agilité sans équivalent dans la pop contemporaine.
Malgré une réalisation sans imagination, cette captation réjouit en tout point, avec des intermèdes drolatiques où chaque musicien explique son rapport intime aux… broches, bijou étincelant dont Rufus est friand. Le final du concert est à l’avenant, quand le chanteur travesti en Judy Garland livre une version magnifique de son désormais mythique Gay Messiah. La messe est dite.