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Weird Hits, Two Covers & A Love Song
archive mag avril 2008
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Fred Landier, alias Rubin Steiner, a fait ses classes sur l’antenne de Radio Béton à Tours, avant de se lancer dans la conception et l’édition d’un répertoire electro optimiste et déjanté. Militant DIY fort de solides connexions avec l’underground de l’internationale pop, il a publié ses compositions via des structures discographiques dans lesquelles il s’est impliqué : de UnHiverSale à Travaux Publics (“Parce que la musique va mal et qu’il faut la sauver”). Mais, épaulé par le label bordelais Platinum et soutenu par une major, il a su aussi toucher un public plus large avec Wunderbar Drei (2002) et Drum Major! (2005). Ce nouvel album conserve cette double facette puisqu’il contient de nombreuses perles bricolées tout en étant doté d’une production efficace. De quoi donner un coup de fouet aux dancefloors. Le tempo est souvent enlevé, comme dans Take Your Time, Can You ou Another Record Story. Ce dernier titre est un véritable hit single élaboré dans un esprit big beat avec un refrain qui frappe dans le mille, soutenu par un son de batterie acoustique et une basse linéaire à la Cliff Williams. Plus généralement, ce qui émane de Weird Hits, Two Covers & A Love Song, c’est un état d’esprit post-electro tel qu’on peut l’entendre sur scène avec Dj Champion. Une hypertextualité présente dès les titres des compositions (Kiss Richards, Hope To See You At Total Heaven, un instrumental inspiré par Stereolab qui rend hommage à l’échoppe bordelaise). Tout en gardant une cohérence d’ensemble, le disque trouve sa conclusion dans une ambiance plus proche des salles de répétition rock que des boîtes de nuit, entre Warm Leatherette que n’aurait pas renié un French Cowboy énervé et 1974 de Rubin Steiner digne d’un revival shoegazing.
Gérôme Guibert
article extrait de :
MAGIC RPM #119
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