Pour être habilement parvenus à métamorphoser un
vieux standard de Burt Bacharach (Blue On Blue) en rengaine electro pop mondialement
diffusée (So Easy), Svein Berge et Torbjørn Brundtland se sont aussitôt
condamnés à vivre le reste de leur carrière dans l’ombre écrasante du succès
initial de ce premier tube, suivi de quelques autres, tout aussi magistraux (Poor
Leno, interprété par Erlend Øye).
Après tout, on ne va pas les plaindre : il suffit d’imaginer le nombre de zéros associés aux dividendes du succès mondial de Melody A.M. (2001) pour se consoler à leur place de leurs déboires artistiques postérieurs, lorsqu’il leur a fallu se montrer à la hauteur de cette première (et unique) réussite. Après quoi, The Understanding (2005) se contentait de prendre avec une grande maladresse le contre-pied de son prédécesseur en agitant frénétiquement quelques clichés baléariques. En comparaison avec ce second effort stérile et intégralement médiocre, Junior apparaît, lui, comme un album inégal, ce qui constitue donc un progrès relatif.
C’est encore lorsque le duo de Bergen joue la sécurité, notamment sur le single Happy Up Here, se recentrant sur les instrumentaux classiques qui avaient constitué son fonds de commerce, qu’il rassure le plus. Mais, la plupart du temps, les fautes de goût criantes (les cordes gluantes de Röysksopp Forever, les outrances technoïdes de The Girl And The Robot) ne contribuent pas davantage à sauver du naufrage les compositions faiblardes que les chanteuses invitées (Karin Dreijer Andersson de The Knife, Anneli Drecker, Lykke Li, Robyn) et pas toujours utilisées à bon escient. Le regain de forme entraperçu par instants demande donc à être confirmé.
Après tout, on ne va pas les plaindre : il suffit d’imaginer le nombre de zéros associés aux dividendes du succès mondial de Melody A.M. (2001) pour se consoler à leur place de leurs déboires artistiques postérieurs, lorsqu’il leur a fallu se montrer à la hauteur de cette première (et unique) réussite. Après quoi, The Understanding (2005) se contentait de prendre avec une grande maladresse le contre-pied de son prédécesseur en agitant frénétiquement quelques clichés baléariques. En comparaison avec ce second effort stérile et intégralement médiocre, Junior apparaît, lui, comme un album inégal, ce qui constitue donc un progrès relatif.
C’est encore lorsque le duo de Bergen joue la sécurité, notamment sur le single Happy Up Here, se recentrant sur les instrumentaux classiques qui avaient constitué son fonds de commerce, qu’il rassure le plus. Mais, la plupart du temps, les fautes de goût criantes (les cordes gluantes de Röysksopp Forever, les outrances technoïdes de The Girl And The Robot) ne contribuent pas davantage à sauver du naufrage les compositions faiblardes que les chanteuses invitées (Karin Dreijer Andersson de The Knife, Anneli Drecker, Lykke Li, Robyn) et pas toujours utilisées à bon escient. Le regain de forme entraperçu par instants demande donc à être confirmé.
1 réaction réagir
Encore une critique qui n'apporte rien. Il y a toujours des gens qui croient avoir la science infuse, alors qu'ils n'y connaissent que dalles en matière de musique, ou qui croient que leur goût et universel et que tout le monde doit penser comme eux.