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Alone At The Microphone de Royal City

chronique d'album
Vous aimez Buffalo Springfield ? Alors, vous succomberez au charme désuet de Royal City, quatuor de Toronto (la ville natale de… Neil Young) qui réhabilite superbement l’harmonica en 2003 (le touchant My Brother Is The Meatman, l’exotique Daisies). D’obédience country folk et d’esprit laid-back, cet album convainc dès les premières mesures de Bad Luck, un titre qui annonce paradoxalement de bons augures. Bien sûr, la voix d’Aaron Riche n’est pas sans rappeler celle du Loner dans ses intonations nasales et ses accents souvent plaintifs (You Are The Vine), parfois geignards (Dank Is The Air Of Death And Loathing). Par ailleurs, l’indolence évidente que manifeste Royal City dans sa manière de (dé)jouer des instruments lui permet régulièrement de faire mouche (l’imparable Spacy Basement). Et si la seconde moitié de Alone At The Microphone est moins éloquente que la première (admirable de bout en bout), ce disque nous repose des déviances soniques de, au hasard, A.R.E Weapons sur le même label, décidément le plus schizophrénique du monde. Bienvenue donc à Royal City.
Franck Vergeade
MAGIC RPM  #71
article extrait de :
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