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We Breed Champions de Royal Bangs

chronique d'album
Initialement paru l’année dernière sur Audio Eagle, le micro-label dirigé par Patrick Carney (Black Keys), We Breed Champions fait beaucoup plus que son âge. Ainsi, avec ses guitares électriques vrillées comme un bolduc un soir de Noël trop arrosé, on le jurerait contemporain de Brighten The Corners (1997) de Pavement et d’Hand It Over (1997) de Dinosaur Jr.

Et si le chanteur de Royal Bangs semble avoir séché les mêmes cours de chant que Jay Mascis, il partage avec son compère Lou Barlow du Folk Implosion (Pole Position, 1997) et les regrettés Grandaddy (Under The Western Freeway, 1997) ce goût pour les pop songs déviantes. Avec ses petits claviers idiots et cette manie de toujours rebondir là où on ne l’attend pas, We Breed Champions aurait également beaucoup à dire à Odelay (1996) de Beck, paru quelques mois plus tôt.

D’ores et déjà le groupe le plus rétrograde de l’année, notre quintette de Knoxville (Tennessee) devrait en toute logique faire le bonheur des inconsolables des disquaires – ces boutiques ultraspécialisées très en vogue au siècle dernier (New Rose, Rough Trade, etc.), aujourd’hui en voie de disparition – et des 4-pistes à cassettes… “Dis donc mon champion, c’est pas des cheveux blancs que t’as là ?”
Renaud Paulik
MAGIC RPM  #131


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tomtom - 04/12/2009 09:59
Encore un graphisme, cycliste et fier de l'etre !
Rapha - 03/12/2009 22:42
faut le mettre en taule le graphiste qui a commis cette affreuse pochette
tomtom - 15/05/2009 17:12
Excellent album