Avec ses boîtes
à rythmes enlevées, ses guitares crasseuses et ses claviers saturés de
psychédélisme moite, Royal Bangs s’adresse tout à la fois aux amateurs de
Dinosaur Jr, de New Order, de Kraftwerk et des Happy Mondays. Parfait pour
danser jusqu’à l’aube tel un crétin sous emprise chimique, Let It Bleep s’écoute également comme un disque de rock méchamment
déluré. Et si son prédécesseur, l’inaugural We Breed Champions (2006), n’est parvenu sur le sol français qu’au printemps
dernier, son successeur prouve que le groupe de Knoxville n’a pas chômé durant
ces trois dernières années.
Ici, les compositions (War Bells, Poison Control, Gorilla King) sont plus abouties, le chant plus assuré. Les innombrables concerts du quintette emmené par Ryan Schaefer (chant, claviers, beats) et Sam Stratton (guitares) ont porté leurs fruits (My Car Is Haunted, Tiny Prince Of Keytar). Quelque part entre 90 Day Men et The Stone Roses, ces protégés de Patrick Carney (The Black Keys, Drummer) livrent là un monolithe dont on ressort le sourire aux lèvres et rincé de décibels. Clin d’œil au chef-d’œuvre ultime des Rolling Stones, Let It Bleep, s’il ne contient pas d’hymne à la Gimme Shelter, confirme tous les espoirs mis en Royal Bangs.
Ici, les compositions (War Bells, Poison Control, Gorilla King) sont plus abouties, le chant plus assuré. Les innombrables concerts du quintette emmené par Ryan Schaefer (chant, claviers, beats) et Sam Stratton (guitares) ont porté leurs fruits (My Car Is Haunted, Tiny Prince Of Keytar). Quelque part entre 90 Day Men et The Stone Roses, ces protégés de Patrick Carney (The Black Keys, Drummer) livrent là un monolithe dont on ressort le sourire aux lèvres et rincé de décibels. Clin d’œil au chef-d’œuvre ultime des Rolling Stones, Let It Bleep, s’il ne contient pas d’hymne à la Gimme Shelter, confirme tous les espoirs mis en Royal Bangs.