L’audace n’a jamais attendu le nombre des années.
Et, pour un jeune trio français débutant, il n’est pas forcément très prudent
de se placer d’entrée et simultanément sous une double référence aussi agaçante
qu’écrasante aux Beatles et à Purcell. Mais si la seule lecture du titre de ce
premier album peut initialement susciter quelques envies pulsionnelles
d’expédier, sans autre forme de procès, Ambroise Willaume, Christophe Musset et
Jérémie Arcache du côté de chez George Martin pour une bonne séance de fessée
déculottée, l’écoute des douze titres qui le composent apaise immédiatement
toute ardeur répressive.
Music For A While apporte même des éléments de réponse inattendus à cette improbable question que l’on n’avait jamais songé à se poser : que serait-il advenu si les Fab Four avaient passé leurs années de formation chez les petits chanteurs à la croix de bois plutôt que sur la reeperbahn d’Hambourg ? Dominées par les tonalités acoustiques de la guitare et du violoncelle, caractérisées par une maîtrise sans faille des harmonies vocales héritée d’une solide éducation classique, ces chansons brassent avec une aisance assez bluffante les références les plus rebattues sans jamais perdre de leur charmante fraîcheur.
Glissées dans les interstices des mélodies bien peignées, quelques ballades plus chaloupées (le single Balulalow, Untitled #1, Do You Have Gun?) interrompent avec pertinence toute forme de ronronnement précoce. Avec toute l’inconscience salutaire de leurs vingt ans, les trois Parisiens prouvent ici que ni l’omniprésence d’un savoir-faire indéniable, ni la recherche d’une certaine perfection formelle ne constituent des obstacles insurmontables au surgissement de l’émotion.
Music For A While apporte même des éléments de réponse inattendus à cette improbable question que l’on n’avait jamais songé à se poser : que serait-il advenu si les Fab Four avaient passé leurs années de formation chez les petits chanteurs à la croix de bois plutôt que sur la reeperbahn d’Hambourg ? Dominées par les tonalités acoustiques de la guitare et du violoncelle, caractérisées par une maîtrise sans faille des harmonies vocales héritée d’une solide éducation classique, ces chansons brassent avec une aisance assez bluffante les références les plus rebattues sans jamais perdre de leur charmante fraîcheur.
Glissées dans les interstices des mélodies bien peignées, quelques ballades plus chaloupées (le single Balulalow, Untitled #1, Do You Have Gun?) interrompent avec pertinence toute forme de ronronnement précoce. Avec toute l’inconscience salutaire de leurs vingt ans, les trois Parisiens prouvent ici que ni l’omniprésence d’un savoir-faire indéniable, ni la recherche d’une certaine perfection formelle ne constituent des obstacles insurmontables au surgissement de l’émotion.