C’est curieux
comme l’addition de talents certifiés peut parfois déboucher sur une mauvaise
équation. Car si l’on ne connaissait pas l’identité de ceux qui officient sous
le pseudonyme de Retribution Gospel Choir, on aurait vite catalogué l’affaire
comme un débris grunge FM qui aurait pénétré notre atmosphère avec quinze ans
de retard par on ne sait quel étrange saut temporel. Il s’agit de toute
évidence d’un projet récréatif pour Alan Sparhawk de Low qui s’est entouré de
Mark Kozelek de Red House Painters à la production, soit deux plumes
américaines réputées pour la finesse de leur écriture.
Mais à la différence du coup de maître électrique de The Great Destroyer (2005) qui voyait le groupe sortir de sa torpeur monastique avec le coup de pouce de Dave Fridmann, tout sur cet album fait figure d’acte manqué : la grâce disparaît au profit de lourdeurs rythmiques pleines de graisse et de breaks de batterie qu’affectionnaient tant Soundgarden ou Pearl Jam à l’époque où ces deux groupes moches passaient en boucle sur MTV. Seuls surnagent en fin de parcours For Her Blood et Kids pour leur troublante ressemblance avec la power pop des derniers enregistrements de Guided By Voices. Le mérite de Retribution Gospel Choir est heureusement de ne pas trop s’appesantir avec des titres plutôt courts, ce qui nous garde de jeter l’opprobre sur cette vilaine excroissance.
Mais à la différence du coup de maître électrique de The Great Destroyer (2005) qui voyait le groupe sortir de sa torpeur monastique avec le coup de pouce de Dave Fridmann, tout sur cet album fait figure d’acte manqué : la grâce disparaît au profit de lourdeurs rythmiques pleines de graisse et de breaks de batterie qu’affectionnaient tant Soundgarden ou Pearl Jam à l’époque où ces deux groupes moches passaient en boucle sur MTV. Seuls surnagent en fin de parcours For Her Blood et Kids pour leur troublante ressemblance avec la power pop des derniers enregistrements de Guided By Voices. Le mérite de Retribution Gospel Choir est heureusement de ne pas trop s’appesantir avec des titres plutôt courts, ce qui nous garde de jeter l’opprobre sur cette vilaine excroissance.