A Lire

The Master

archive mag décembre 1999
Soyez le premier à réagir

Contrairement à ce que tend à faire croire le vieux serpent de mer qui parcourt moult bonnes consciences de la musique indé, l'underground pur et dur reste en rock comme en rap une belle idée. De la même façon, le rap est le plus souvent une apologie de la frime, du fric et des filles faciles. Pourquoi, à moins de s'appeler Public Enemy, devrait-il en être autrement ? Alors, oui, ce second album de Rakim en solo sort sur la même major que le précédent, ce qui est plutôt a priori une bonne nouvelle pour l'intéressé, qui s'était absenté du circuit hip hop pendant plusieurs années après la fin d'Eric B & Rakim, le duo qui l'avait fait connaître. Et oui, la nouvelle image de patriarche de la nation rap internationale adoptée par Rakim ne saurait faire oublier les chaînes en or et l'égotrip systématique d'il y a une décennie. Qu'importe, sans Rakim, pas plus de Pump the Volume pour MARRS en 1987 que de Baby Bounce (Finast Ones), "le" morceau de ce nouvel album, qui enfonce à la fois Guess Who's Back et It's Been A Long Time, les deux cartouches tubesques de l'exercice antérieur. Baby Bounce est l'un des meilleurs titres de l'année tous styles confondus et justifie à lui seul l'investissement, en attendant probablement une sortie en single. Le reste de l'album ne souffre pas trop de la comparaison, tant l'atmosphère générale en est plutôt laidback. C'est que le titre du disque a beau tromper son monde, son instinct de grand Mc a depuis longtemps averti Rakim : son statut actuel n'est dû qu'à ses années de fidélité au service de la musique, autrement appelée hip hop.

Nicolas Plommée

magazine num 36 article extrait de :
MAGIC RPM #36


Commentaires


Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire :



Mot de passe oublié ? - S'inscrire