Voilà déjà une
décennie et sept albums que Guillermo Scott Herren défriche, recherche, et
réinvente en permanence les frontières de son art. De ce professeur Tournesol
du hip hop abstrait dont on attendait fiévreusement les nouvelles expériences
au début de sa carrière, il s’est métamorphosé en ouvrant au fil du temps le
spectre de sa musique à 360°. En s’inspirant autant du psychédélisme seventies
que du rock progressif, en allant chercher dans les racines de la musique qui
le fascine. Ce n’est d’ailleurs sûrement pas pour déplaire à son label, la
toujours vivace et éclectique maison britannique Warp. The Only She Chapters est une nouvelle étape dont le processus
comprend un grand nombre de voix féminines, un “album-femme”, comme il le
définit joliment.
Prefuse 73 - The Only Hand To Hold
Chaque participation apporte une texture différente : Faidherbe, Shara Worden de My Brightest Diamond, Nico Turner, Niki Randa, Adron, Zola Jesus, et celle qu’on entend ici pour la dernière fois, l’irradiante Trish Keenan de Broadcast, disparue trop tôt en janvier dernier. Un disque au clair-obscur étrange, à la fluidité sonore parfaite, où Prefuse 73 parcourt un chemin à la fois tourmenté, à la fois aérien. Fait d’envolées piano-cordes, de nappes de cœurs de femme extatiques, torpillé de craquements digitaux, presque sans rythme, ce voyage au féminin est d’une densité étonnante. Influencé par sa collaboration avec le Polish Ausko Orchestra, Scott Herren a apporté à ce projet une touche instrumentale plus affirmée. Certes, ce n’est pas l’album le plus accessible du moment, mais Prefuse 73 mérite toujours qu’on s’y attarde un peu plus que n’importe quel autre disque. Essayez, et son aura magnétique fera le reste.
Prefuse 73 - The Only Hand To Hold
Chaque participation apporte une texture différente : Faidherbe, Shara Worden de My Brightest Diamond, Nico Turner, Niki Randa, Adron, Zola Jesus, et celle qu’on entend ici pour la dernière fois, l’irradiante Trish Keenan de Broadcast, disparue trop tôt en janvier dernier. Un disque au clair-obscur étrange, à la fluidité sonore parfaite, où Prefuse 73 parcourt un chemin à la fois tourmenté, à la fois aérien. Fait d’envolées piano-cordes, de nappes de cœurs de femme extatiques, torpillé de craquements digitaux, presque sans rythme, ce voyage au féminin est d’une densité étonnante. Influencé par sa collaboration avec le Polish Ausko Orchestra, Scott Herren a apporté à ce projet une touche instrumentale plus affirmée. Certes, ce n’est pas l’album le plus accessible du moment, mais Prefuse 73 mérite toujours qu’on s’y attarde un peu plus que n’importe quel autre disque. Essayez, et son aura magnétique fera le reste.