Revoilà
l’hyperproductif Scott Herren et son click hop warpien Prefuse 73. De quelle
langue s’agit-il, penserez-vous sûrement. Sans doute d’aucune enseignée dans
les écoles, puisque son compositeur ne prétend pas se revendiquer d’un genre en
particulier. Écoutez, par exemple, The
Class Of 73 Bells sur ce sixième album de Prefuse 73.
L’explication semblera immédiatement plus claire. Ou plus confuse, car ce titre est à l’image de la carrière entière de cet empêcheur de tourner en rond. Une chanson pop emmenée par des flûtes, violons et voix féminines ? Un morceau au rythme syncopé typique des productions hip hop ? Un essai expérimental où les crépitements, grésillements et effets sonores se superposent ? Ou tout simplement une vraie bonne surprise, de celles qui nous donnent un coup de vent frais entre les oreilles ?
Une fois encore, lorsqu’il ne chasse pas sur les terres de la pop éthérée de Savath & Savalas, son autre avatar, le natif de Miami Scott Herren s’amuse à construire ce jeu de massacre incroyable avec une inspiration toujours constante, où l’on n’est jamais à l’abri de rien, et où les bizarreries electronica se mutent tout d’un coup en envolées lyriques, avant de se laisser aller à une rythmique hip hop… Il est vrai qu’on ne ressort pas indemne de l’écoute d’un disque de Prefuse 73, mais c’est très certainement parce que notre cerveau et notre cœur auront été plus sollicités qu’à l’habitude
L’explication semblera immédiatement plus claire. Ou plus confuse, car ce titre est à l’image de la carrière entière de cet empêcheur de tourner en rond. Une chanson pop emmenée par des flûtes, violons et voix féminines ? Un morceau au rythme syncopé typique des productions hip hop ? Un essai expérimental où les crépitements, grésillements et effets sonores se superposent ? Ou tout simplement une vraie bonne surprise, de celles qui nous donnent un coup de vent frais entre les oreilles ?
Une fois encore, lorsqu’il ne chasse pas sur les terres de la pop éthérée de Savath & Savalas, son autre avatar, le natif de Miami Scott Herren s’amuse à construire ce jeu de massacre incroyable avec une inspiration toujours constante, où l’on n’est jamais à l’abri de rien, et où les bizarreries electronica se mutent tout d’un coup en envolées lyriques, avant de se laisser aller à une rythmique hip hop… Il est vrai qu’on ne ressort pas indemne de l’écoute d’un disque de Prefuse 73, mais c’est très certainement parce que notre cerveau et notre cœur auront été plus sollicités qu’à l’habitude