On fera
toujours confiance aux Américains quand il s’agit de croiser les genres, et
dans le cas présent, le feu à l’ancienne. Sombres et menaçantes au premier
abord, les compositions de ces trois frères natifs de l’État de Virginie savent
se repaître d’assez d’espace et d’humidité pour tirer leur épingle du jeu ou,
toujours dans le cas présent, de la botte de foin.
Déjà louée par ce vieux sachem de Julian Cope, et conjuguant des trames issues aussi bien du heavy (rock), du classic (rock) et du post (rock, toujours), la musique de Pontiak (avec un k) possède un pouvoir d’évocation proprement étourdissant. C’est la lourdeur de Black Sabbath, mais les pieds figés dans un sol boueux, comme du Creedence Clearwater Revival afestif et aérien ou comme si Neil Young avait remplacé les membres de Crazy Horse par ceux de Slint.
On dirait effectivement qu’au lieu de traîner comme tout le monde au centre commercial, les frères Carney se sont rencardés entre la fosse à purin et la grange et, hésitent en permanence, l’air mauvais, entre l’envie légitime d’y foutre le feu et celle, finalement retenue, d’y aménager un local de répétition. D’où ces chansons à la fois rurales et spatiales, belles et engageantes comme un automne de l’après-dépression.
Et pour mieux souligner leur noirâtre singularité, ils se permettent même en fin de parcours de se laisser aller à une quasi-comptine folk (The Brush Burned Fast). Pas mal pour des soi-disant culs-terreux.
Déjà louée par ce vieux sachem de Julian Cope, et conjuguant des trames issues aussi bien du heavy (rock), du classic (rock) et du post (rock, toujours), la musique de Pontiak (avec un k) possède un pouvoir d’évocation proprement étourdissant. C’est la lourdeur de Black Sabbath, mais les pieds figés dans un sol boueux, comme du Creedence Clearwater Revival afestif et aérien ou comme si Neil Young avait remplacé les membres de Crazy Horse par ceux de Slint.
On dirait effectivement qu’au lieu de traîner comme tout le monde au centre commercial, les frères Carney se sont rencardés entre la fosse à purin et la grange et, hésitent en permanence, l’air mauvais, entre l’envie légitime d’y foutre le feu et celle, finalement retenue, d’y aménager un local de répétition. D’où ces chansons à la fois rurales et spatiales, belles et engageantes comme un automne de l’après-dépression.
Et pour mieux souligner leur noirâtre singularité, ils se permettent même en fin de parcours de se laisser aller à une quasi-comptine folk (The Brush Burned Fast). Pas mal pour des soi-disant culs-terreux.