Le label grenoblois Serpentine sort le premier véritable album de Polagirl (Pola X ?), après son prometteur mini-album paru l'an passé. Dès les premiers morceaux, ce jeu de guitares et ces sonorités délayées, rappelant les groupes des années 80 (des Chameleons à The Church), impressionnent. C'est véritablement cet instrument qui fait la différence car, si post-rock il y a, il est fortement teinté d'ambiances nostalgiques que l'on n'ose qualifier de new-wave. Un registre peu exploité par les groupes du genre qui les verra même lorgner légèrement vers Diabologum l'espace d'Un Mois De Mai Ensoleillé. Mélangeant notre belle langue française et celle de nos disques de chevets anglo-saxons, les trois de Polagirl sont également parfaitement à l'aise dans de belles envolées noisy (L'Homme Qui Rêvait D'Une Chambre Rouge ou le final de Pop Invader). En espérant qu'ils seront aussi bien sur scène que dans leur ville.