Il y a
deux ans, Matthew Houck, alias Phosphorescent, bernait une renommée jusque-là
minimale à la faveur de Pride, album
de folk psalmodié qui reste pour certains (pour bibi ci-présent, par exemple)
l’un des sommets de 2007. S’ensuit une tournée durant laquelle l’homme
s’entoure d’un véritable groupe, aujourd’hui à l’œuvre sur ce nouvel essai qui
compile onze reprises du chanteur country Willie Nelson, comme celui-ci l’avait
fait en son temps à l’endroit de Lefty Frizzell avec To Lefty From Willie (1977), dont Matthew reprend d’ailleurs la
pochette.
Une belle perpétuation des traditions qui s’écoule ici autour d’un maître mot : justesse. Justesse dans le choix des compositions, tantôt bateleuses, tantôt secrètes. Justesse dans ce chant qui les tapisse d’une tendre et douce ferveur. Justesse d’une instrumentation aussi discrète qu’efficiente, slide, pedal steel, et même claviers (Permanently Lonely fait écho à la récente chanson de M. Ward Hold Time) compris. Une rivière de pertinence qui baigne l’imposant statut actuel du mésestimé Matthew Houck. Et pour paraphraser le magazine que vous tenez entre les mains, si on demandait à bibi son “disque pour le dimanche matin”, à bibi de répondre illico : To Willie de Phosphorescent”.
Une belle perpétuation des traditions qui s’écoule ici autour d’un maître mot : justesse. Justesse dans le choix des compositions, tantôt bateleuses, tantôt secrètes. Justesse dans ce chant qui les tapisse d’une tendre et douce ferveur. Justesse d’une instrumentation aussi discrète qu’efficiente, slide, pedal steel, et même claviers (Permanently Lonely fait écho à la récente chanson de M. Ward Hold Time) compris. Une rivière de pertinence qui baigne l’imposant statut actuel du mésestimé Matthew Houck. Et pour paraphraser le magazine que vous tenez entre les mains, si on demandait à bibi son “disque pour le dimanche matin”, à bibi de répondre illico : To Willie de Phosphorescent”.