Comme le disait Jean Rostand, “être adulte, c’est être seul”. À quelques encablures de la
trentaine, Pete Doherty a choisi le bon moment pour se lancer, enfin, en solo,
bluffer son monde et faire valser l’image de branleur trop débauché malgré quatre
albums à son actif depuis 2002. L’essentiel de Grace/Wastelands, c’est ce que les fans de feu Libertines ont eu la
chance d’écouter lors de petits concerts acoustiques livrés depuis 2002-03. Soit
une voix accompagnée d’une guitare, et des chansons souvent fantastiques
composées par ce songwriter, unique et prolifique.
Certes, la section rythmique des Babyshambles joue sur le disque, et Stephen Street, qui avait produit Shotter’s Nation (2007), est également de la partie. Reste que si l’on connaissait déjà la plupart des morceaux (Arcadie, A Little Death Around The Eyes, Through The Looking Glass, déjà enregistré avec Carl Barât), force est de constater que Pete Doherty s’est véritablement donné les moyens de ses ambitions. Il a ainsi recruté le génial Graham Coxon, plus grand guitariste anglais depuis Johnny Marr, qui n’a jamais caché son admiration des Libertines (reprenant régulièrement Time For Heroes en live) et qui donne au répertoire de Doherty un sacré coup de pouce – allant jusqu’à le faire sonner comme Blur (Through The Looking Glass) ou, ironie du sort, comme Gorillaz (le single Last Of The English Roses).
Le chanteur de For Lovers, romantique à souhait, n’a pas hésité ici à se faire accompagner par de cordes somptueuses, probablement sur une suggestion de Stephen Street, et surtout pour un résultat absolument magnifique (Salome). Passons sur la seule rature, au mitan du disque, qu’est Sweet By And By, et saluons le chef-d’œuvre qu’est Sheepskin Tearaway, coécrit et interprété avec Dot Allison. Au-delà de la médiocrité crasse de la presse people, on peut dire que Pete Doherty a largement gagné une stature d’artiste respectable. Il était temps.
Certes, la section rythmique des Babyshambles joue sur le disque, et Stephen Street, qui avait produit Shotter’s Nation (2007), est également de la partie. Reste que si l’on connaissait déjà la plupart des morceaux (Arcadie, A Little Death Around The Eyes, Through The Looking Glass, déjà enregistré avec Carl Barât), force est de constater que Pete Doherty s’est véritablement donné les moyens de ses ambitions. Il a ainsi recruté le génial Graham Coxon, plus grand guitariste anglais depuis Johnny Marr, qui n’a jamais caché son admiration des Libertines (reprenant régulièrement Time For Heroes en live) et qui donne au répertoire de Doherty un sacré coup de pouce – allant jusqu’à le faire sonner comme Blur (Through The Looking Glass) ou, ironie du sort, comme Gorillaz (le single Last Of The English Roses).
Le chanteur de For Lovers, romantique à souhait, n’a pas hésité ici à se faire accompagner par de cordes somptueuses, probablement sur une suggestion de Stephen Street, et surtout pour un résultat absolument magnifique (Salome). Passons sur la seule rature, au mitan du disque, qu’est Sweet By And By, et saluons le chef-d’œuvre qu’est Sheepskin Tearaway, coécrit et interprété avec Dot Allison. Au-delà de la médiocrité crasse de la presse people, on peut dire que Pete Doherty a largement gagné une stature d’artiste respectable. Il était temps.
5 réactions réagir
Album absolument génial !! Pour ma part, "New love grows on trees "est une de mes préférées , et je suis assez d'accord sur le fait que "Sweet By And By" soirt un peu déplacée par rapport au reste .. comme quoi .. :)
Pardon ? The Sweet By And By, une RATURE ?
que l'on dise cela de "New Love Grows On Trees", passe encore. Mais de cette chanson ?
C'est au contraire, selon mon humble avis partagé cependant par un certain nombre de critiques, une très bonne chanson. Pas la meilleure, certes, mais qui se défend, surtout dans une version jazz tout à fait agréable.
Excellent album. Boîte à souvenirs.
J'adore, 9,5/10
que l'on dise cela de "New Love Grows On Trees", passe encore. Mais de cette chanson ?
C'est au contraire, selon mon humble avis partagé cependant par un certain nombre de critiques, une très bonne chanson. Pas la meilleure, certes, mais qui se défend, surtout dans une version jazz tout à fait agréable.
Excellent album. Boîte à souvenirs.
J'adore, 9,5/10
Super !!!
trés agréable
sans commentaires pas mal evec accompagnement c'est génial