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>La question qui brûle les lèvres lorsqu’on découvre la sortie imminente d’un nouvel album des cultissimes Pet Shop Boys est évidemment : que peut-on encore arriver à produire après avoir signé West End Girls, Suburbia et Domino Dancing, parmi une constellation d’autres tubes depuis la fin des années 80 ? Avec ce dixième album studio, le duo propose enfin une vraie réponse, et ceux qui étaient un peu restés sur leur faim avec Fundamental (2006) trouveront sans doute leur compte.

On savait que les Pet Shop Boys étaient proches du label allemand Kompakt, spécialistes ès electro minimale, depuis la sortie automnale du single de Sam Taylor-Wood, mais il s’agissait finalement d’une fausse piste : il n’y a pas une once de rythmique dépouillée sur ce disque. Premier indice, le single Love Etc., jolie tentative de renouer avec la recette du succès : une rythmique électronique, une touche mélancolique, des paroles poignantes et un refrain immédiatement emmagasiné par le cerveau. Deuxième surprise : la présence du maître Owen Pallett qui pose une touche orchestrale en sublimant certains morceaux comme Beautiful People ou King Of Rome, véritable crève-cœur.

La pop synthétique des Pet Shop Boys devient alors intemporelle, mettant en lumière les qualités mélodiques parfaites du groupe. Le reste ? Des tubes produits par Xenomenia, joués avec la guitare de Johnny Marr ou remixés par Phil Oakey de The Human League. Encore une fois, nous sommes totalement sous le charme de Neil Tennant et de Chris Lowe, qui nous prouvent que leurs tempes gris n’est pas incompatible avec l’envie de bouger son corps sur une pop parfaite et idéalement dansante.
Thomas Schwoerer
MAGIC RPM  #130


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