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Etonnement, après une demi-douzaine de chroniques d'electronica allemande dépressive (aussi bien soit-elle), au premier beat Disco de Pet Shop Boys, on est à fond. Le genre même d'excitation ressentie au moment de quitter un concert intimiste vécu avec trente personnes pour un club house bondé au sound-system assourdissant où les pupilles et les oreilles s'ouvrent en grand. L'attachement de Neil Tennant et Chris Lowe à la culture club n'étant pas un secret, l'attention particulière portée à leurs troisièmes aventures exclusives en terrain dance n'étonne guère. Cinq inédits d'excellente facture et trois remixes pertinents pour un total de dix titres, le ratio-qualitatif est vite calculé. Electro sombre et tendue, la surprise kraftwerkienne de l'impeccable Time On My Hands en ouverture est de taille. Outre la house progressive commerciale ultra-efficace de Positive Role Model (il fallait oser le sample de Barry White...), on pourrait résumer ce disque à un retour d'ascenseur, les Pet Shop Boys s'amusant à pomper allègrement l'electro pop mélodique de Felix Da Housecat (Try It). Ce dernier, comme à son habitude, ne fait pas dans la dentelle et tape fort là où ça fait du bien (Moroder) sur son épatant remix de London. Racoleur et euphorique, Disco 3 s'avère bel et bien essentiel, pour les danseurs comme pour les autres.
Robert Alves
MAGIC RPM  #69
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