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À l'instar de New Order ou Pulp, Paul Weller fait dans ces colonnes figure de pôle cohésif, et ce n'est pas son dernier album en date, le bien nommé Illumination, qui viendra entacher pareille unanimité. Unanimité par ailleurs partagée par quelques trublions à guitares anglais tels que Stereophonics, Oasis ou Death In Vegas. Weller interprète d'ailleurs le meilleur titre du dernier opus en date de Richard Fearless et Tim Holmes (Scorpio Rising), soit une envoûtante reprise du So You Say You Lost Your Baby de The Byrds. Certes, l'ancien leader de The Jam et The Style Council n'a pas toujours oeuvré dans la dentelle en solo, notamment à l'époque des massifs Stanley Road et Heavy Soul. Mais, à part quelques écarts de production finalement minimes, l'interprète aux tempes grisonnantes de Wild Wood et Heliocentric n'a jamais failli à la tâche, une oreille toujours tendue vers The Small Faces et l'autre vers Terry Callier et la soul la plus suave. Multi-instrumentiste de talent, le mod le plus classe de Grande-Bretagne s'illustre à nouveau en treize titres du meilleur cru, comme ce mélancolique Who Brings Joy ou les brillants Bag Man et All Good Books. Tandis que One X One permet à Noel Gallagher d'enregistrer au moins une bonne chanson cette année, Now The Night Is Here et It's Written In The Stars deux tubes en puissance coécrits en compagnie de Simon Dine de Noonday Underground ouvrent des perspectives nouvelles dans une oeuvre déjà pleine à craquer de merveilles pop. Épaulé par Steve Cradock et Damon Minchella d'Ocean Colour Scene, Steve White, Carleen Anderson et Kelly Jones, Paul Weller s'illumine à nouveau : il serait dommage de ne pas en profiter.
Renaud Paulik
MAGIC RPM  #65
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