Le quintette de
Boston affiche un non-look en contradiction totale avec sa musique : synthétiseurs
empruntés à Prince voire à Electric Light Orchestra, beats joués avec un gros
pied, mélodies pop extatiques compliquées de circonvolutions prog rock… Par
là-dessus, la voix de Michael Angelakos semble constamment avoir abusé de
l’hélium, entre autres substances euphorisantes. À l’instar du tube I’ve Got Your Number, qui ne figure pas
au générique de Manners, plusieurs
titres de l’album pourraient échouer sur les dancefloors estivaux.
On pense en particulier à la seconde plage, Little Secrets, avec ses notes synthétiques qui agacent les dents et un refrain entonné par vingt-deux gamins (l’influence de Justice ?). Des gamins qui reviennent en chœur sur l’imparable disco rock The Reeling, où l’on assiste au retour des sons creux des premières batteries électroniques, sans qu’on parvienne pour autant à s’en offusquer. Le reste est parfois moins inspiré : Moth’s Wings, avec son clavecin électronique et sa montée stratosphérique, se rapproche presque éhontément de MGMT, et To Kingdom’s Come évoque Arcade Fire qui aurait dilapidé ses guitares pour se plonger dans le mode d’emploi d’un Fairlight.
Malgré un sévère relifting par rapport à la version figurant sur le Ep fondateur Chunk Of Change, la chanson Sleepyhead conserve tout son charme “nerd”. Cela dit, en comparaison dudit Ep, on regrette que la production de Chris Zane ait remplacé le joyeux artisanat foutraque par une efficacité fort radiophonique. Passion Pit a pris le risque de n’être que la sensation d’une saison.
On pense en particulier à la seconde plage, Little Secrets, avec ses notes synthétiques qui agacent les dents et un refrain entonné par vingt-deux gamins (l’influence de Justice ?). Des gamins qui reviennent en chœur sur l’imparable disco rock The Reeling, où l’on assiste au retour des sons creux des premières batteries électroniques, sans qu’on parvienne pour autant à s’en offusquer. Le reste est parfois moins inspiré : Moth’s Wings, avec son clavecin électronique et sa montée stratosphérique, se rapproche presque éhontément de MGMT, et To Kingdom’s Come évoque Arcade Fire qui aurait dilapidé ses guitares pour se plonger dans le mode d’emploi d’un Fairlight.
Malgré un sévère relifting par rapport à la version figurant sur le Ep fondateur Chunk Of Change, la chanson Sleepyhead conserve tout son charme “nerd”. Cela dit, en comparaison dudit Ep, on regrette que la production de Chris Zane ait remplacé le joyeux artisanat foutraque par une efficacité fort radiophonique. Passion Pit a pris le risque de n’être que la sensation d’une saison.