Le premier album éponyme de
Papier Tigre était la meilleure surprise du rock made in France en 2007. Fort de sa maîtrise instrumentale, le trio
nantais arpentait crânement le versant pop du hardcore américain (avec Ian
MacKay en tuteur révéré), marquant son territoire d'une écriture concise,
émotive et nerveuse comme un straight
edge face au clown Ronald.
Avec satisfaction, on retrouvait les mois suivants Papier Tigre sur les scènes du Brésil, du Mexique, des États-Unis et même de Chine, déjà trop fort et turbulent pour les faces froides de l'Hexagone. Desservi par une pochette fade et un titre un brin ridicule, The Beginning And The End Of Now enfonce le clou d'un marteau densifié sur les routes. Caterpilar dans un gant de velours, le batteur Pierre-Antoine Parois nourrit toujours seul le feu rythmique de cette formation sans basse, de plus en plus impressionnant dans l'avalement des interstices.
Les duellistes de la six-cordes Arthur De La Grandière et Éric Pasquereau (aussi chanteur doué et versatile, œuvrant pour un folk racé sous l'alias The Patriotic Sunday) n'ont plus qu'à entremêler leurs riffs sur ces fondations aux allures d'avalanche, tranchant dans le vif d'une électricité qu'on croyait ne pouvoir entendre que chez Dischord. La seule légère déception vient du fait que ce nouvel opus ressemble de (trop) près à son prédécesseur, avec quelques tournures heavy louchant vers Seattle et une touche d'emphase prise chez At The Drive-In. Reste qu'en cette dépressive fin d'année 2008, Papier Tigre apparaît non seulement comme l'un des meilleurs groupes de rock français, mais aussi comme l'un des meilleurs groupes de rock tout court.
Avec satisfaction, on retrouvait les mois suivants Papier Tigre sur les scènes du Brésil, du Mexique, des États-Unis et même de Chine, déjà trop fort et turbulent pour les faces froides de l'Hexagone. Desservi par une pochette fade et un titre un brin ridicule, The Beginning And The End Of Now enfonce le clou d'un marteau densifié sur les routes. Caterpilar dans un gant de velours, le batteur Pierre-Antoine Parois nourrit toujours seul le feu rythmique de cette formation sans basse, de plus en plus impressionnant dans l'avalement des interstices.
Les duellistes de la six-cordes Arthur De La Grandière et Éric Pasquereau (aussi chanteur doué et versatile, œuvrant pour un folk racé sous l'alias The Patriotic Sunday) n'ont plus qu'à entremêler leurs riffs sur ces fondations aux allures d'avalanche, tranchant dans le vif d'une électricité qu'on croyait ne pouvoir entendre que chez Dischord. La seule légère déception vient du fait que ce nouvel opus ressemble de (trop) près à son prédécesseur, avec quelques tournures heavy louchant vers Seattle et une touche d'emphase prise chez At The Drive-In. Reste qu'en cette dépressive fin d'année 2008, Papier Tigre apparaît non seulement comme l'un des meilleurs groupes de rock français, mais aussi comme l'un des meilleurs groupes de rock tout court.