Le proverbe latin l'affirme : l'âne frotte l'âne. Et lorsque Jason Quever
nous présente ses amis on n'est pas loin de deviner qui il est réellement.
Entre David Enos (vidéaste collaborateur de Casiotone For The Painfully Alone),
Grizzly Bear (tournée commune), Cass McCombs et Alex Scally (Beach House), il y
a bien pire bestiaire ! La musique de Papercuts est donc une acrobatie musicale
qui relève de la prouesse faciale : un shoegazing le nez dans les nuages
évoquant autant Slowdive que Grandaddy – le titre introductif pourrait aisément
figurer sans aucune retouche sur The Sophtware Slump (2000).
Après deux albums de cette même veine passés à peu près inaperçus – le confidentiel Mockingbird (2004) et l'excellent Can't Go Back (2007) –, le San Franciscain semble enfin bénéficier d'une attention tout à fait méritée. La production est aujourd'hui à la hauteur des espoirs que l'on pouvait fonder en cette formation lo-fi, la voix du cœur trouvant enfin un écho approprié dans les douces nappes de claviers analogiques tantôt chaloupées (A Dictator's Lament), rêveuses (The Machine Will Tell Us So) et nostalgiques (Dead Love). Future Primitive, sommet de l'album, est d'un songwriting pop, doux et élégant comme celui décliné sur Figure 8 (2000) du regretté Elliott Smith.
L'instrument d’Alex Scally (le plus économe et précis des guitaristes actuels) retrouve tout son puissant charme lorsqu'il s'allie aux réverbérations vocales de Jason Quever. Aucun casus belli n'est à déplorer, le disque et la voix coulent paisiblement en dessinant de merveilleux paysages oniriques. On tient ici un album de folk mâtiné d'une électronique savante digne de rivaliser avec les plus beaux essais de pop triste et romantique de ces dernières années, à classer aux côtés de Crystal Stilts, Au Revoir Simone, Beach House ou Casiotone For The Painfully Alone. Nous voilà donc comblés.
Après deux albums de cette même veine passés à peu près inaperçus – le confidentiel Mockingbird (2004) et l'excellent Can't Go Back (2007) –, le San Franciscain semble enfin bénéficier d'une attention tout à fait méritée. La production est aujourd'hui à la hauteur des espoirs que l'on pouvait fonder en cette formation lo-fi, la voix du cœur trouvant enfin un écho approprié dans les douces nappes de claviers analogiques tantôt chaloupées (A Dictator's Lament), rêveuses (The Machine Will Tell Us So) et nostalgiques (Dead Love). Future Primitive, sommet de l'album, est d'un songwriting pop, doux et élégant comme celui décliné sur Figure 8 (2000) du regretté Elliott Smith.
L'instrument d’Alex Scally (le plus économe et précis des guitaristes actuels) retrouve tout son puissant charme lorsqu'il s'allie aux réverbérations vocales de Jason Quever. Aucun casus belli n'est à déplorer, le disque et la voix coulent paisiblement en dessinant de merveilleux paysages oniriques. On tient ici un album de folk mâtiné d'une électronique savante digne de rivaliser avec les plus beaux essais de pop triste et romantique de ces dernières années, à classer aux côtés de Crystal Stilts, Au Revoir Simone, Beach House ou Casiotone For The Painfully Alone. Nous voilà donc comblés.