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Quiet City

archive mag août 2004
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Unique commandant de bord de la ligne Pan American depuis 1997, Mark Nelson est également l'un des plus brillants copilotes de l'escadron Labradford, malheureusement cloué au sol pour des raisons que l'on espère de simple ordre technique. Le bien nommé Quiet Cityvient donc en partie rassurer les habitués qui voyaient défiler les mois sans la moindre nouvelle du trio le plus sidéral depuis Spacemen 3. Aussi paisible que ses prédécesseurs, ce quatrième album prolonge l'exploration de l'univers mental émerveillé du seul génie de Richmond, Virginie. Accords de guitare aériens, nappes de synthétiseurs analogiques, chambres d'échos et autres processeurs poussés à  leurs extrêmes dressent à  nouveau le plan de vol de ces huit compositions à  rallonge, façonnées par le cerveau maniaque de Nelson sur son fidèle ordinateur de poche. Influencée par les basses fréquences du dub le plus recommandable, sa musique de plus en plus concrète fascine par la force de son caractère et sa façon d'appréhender le son comme une matière essentiellement minérale. Laissant vagabonder sa voix désincarnée dans quelques recoins obscurs de cette cité tranquille, le géant blond s'impose alors comme le plus merveilleux des guides, sa compagnie n'ayant d'égale que celle de Brian Eno dès lors qu'il s'agit d'accompagner la tombée de la nuit de quelques notes savantes. Durant quarante-cinq minutes, Pan American fait ainsi voyager les esprits sans la moindre crainte de décalage horaire et en ne laissant, tout au plus, qu'un léger détournement des sens comme unique souvenir... Attachez vos ceintures !

Renaud Paulik

magazine num 83 article extrait de :
MAGIC RPM #83


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