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360 Business/360 Bypass
archive mag février 2000
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Retour de Pan American entre deux visites de Labradford. Ici, le bonhomme, attelé à ses machines savantes, réalise pleinement ses fantasmes dub et minimalistes, à la manière de la famille berlinoise de Maurizio, asic Channel & Co. Les boucles rythmiques, minimales comme de bien entendu, baignent dans les effets de réverbération et de delay, tandis que des gémissements électroniques forment de surprenantes mélodies, à la mélancolie toute analogique : les machines se mettent à verser des larmes de synthèse. Et l'on comprend bien vite que, contrairement à un Maurizio dont la musique (dé)construit une musique post-house aux accents urbains, Pan American donne à ses morceaux des couleurs pastorales, en demi-teintes. Cette tendance, déjà présente sur le premier album de Pan American, est ici magnifiée à l'extrême. En six morceaux, une heure durant, Pan American dessine des contrées imaginaires, parfois hantées par des voix féminines (Code), parfois habitées par des cuivres inspirés (Double Rail), souvent instables, toujours miraculés. Chez Labradford, le silence entrelace les notes et chez Pan American, les notes sourdes sont emplies d'échos silencieux, quasi religieux.
Joseph Ghosn
article extrait de :
MAGIC RPM #38
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