Comme ce bruit de pneus qui
crissent et cette voiture (volée ?) qui part en trombe, le quatrième
album d’Oxford Collapse démarre littéralement sur les chapeaux de roue
et l’on craint immédiatement l’accident. À la croisée de l’indie rock
le plus slacker de la décennie passée et le post-punk anglais le plus
braillard, Bits s’ébroue et parade avec toutes ces
imperfections qui font le charme des trios qui chantent et composent
sur un cahier de brouillon.
Cette spontanéité leur va plutôt bien car il n’est jamais question de s’appesantir plus de trois minutes sur un morceau, cela causerait certainement du tort à la fraîcheur de ces mélodies jetées en l’air avec la conviction de ceux qui veulent tout faire sauter. Dans cette optique, les guitares distordues et les voix désolées de The Birthday Wars remplissent immédiatement le cahier des charges. Sans rien montrer de révolutionnaire, Oxford Collapse s’inscrit avec une aisance désarmante dans la filiation arty de Mission Of Burma et de Pavement : Featherbeds et I Hate Nobody évoquent tellement le groupe de Stephen Malkmus qu’on croirait entendre, pour notre plus grand plaisir, des chutes inédites de Slanted And Enchanted (1992).
Mal affûtées, ces chansons n’en sont pas moins coupantes. Elles font même saigner au moment où on s’y attend le moins. C’est donc par ces uppercuts de pop à la Weezer, ces bris de verre punk et ces hymnes débraillés qu’Oxford Collapse maintient vaillamment le cap tout au long de ce disque, qui oscille entre morceaux de bravoure et sentiment de défaite joyeusement assumée.
Cette spontanéité leur va plutôt bien car il n’est jamais question de s’appesantir plus de trois minutes sur un morceau, cela causerait certainement du tort à la fraîcheur de ces mélodies jetées en l’air avec la conviction de ceux qui veulent tout faire sauter. Dans cette optique, les guitares distordues et les voix désolées de The Birthday Wars remplissent immédiatement le cahier des charges. Sans rien montrer de révolutionnaire, Oxford Collapse s’inscrit avec une aisance désarmante dans la filiation arty de Mission Of Burma et de Pavement : Featherbeds et I Hate Nobody évoquent tellement le groupe de Stephen Malkmus qu’on croirait entendre, pour notre plus grand plaisir, des chutes inédites de Slanted And Enchanted (1992).
Mal affûtées, ces chansons n’en sont pas moins coupantes. Elles font même saigner au moment où on s’y attend le moins. C’est donc par ces uppercuts de pop à la Weezer, ces bris de verre punk et ces hymnes débraillés qu’Oxford Collapse maintient vaillamment le cap tout au long de ce disque, qui oscille entre morceaux de bravoure et sentiment de défaite joyeusement assumée.