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Biographie

“C’est difficile pour moi d’écrire sur cette musique, tellement je suis un fan enragé. À chaque fois que j’écoute Orange Juice, je me sens submergé d’un optimisme idéaliste”, pouvait-on lire sous la plume d’Alex Kapranos sur le sticker de The Glasgow School, la récente anthologie d’Orange Juice publiée sur Domino. Difficile de faire plus explicite comme hommage de la part du roi Franz Ferdinand, qui s’est aussi largement inspiré de la tenue vestimentaire de cet autre quatuor. À dix-sept ans, Edwyn Collins forme les Nu-Sonics, en compagnie du guitariste James Kirk, du batteur Steven Daly et du bassiste Alan Duncan, vite remplacé par David McClymont. Rebaptisée Orange Juice, la formation rêve de marier la soul noire à la musique blanche. D’ailleurs, Falling And Laughing, la face A du premier 45 tours pour le label Postcard, sonne comme du Curtis Mayfield joué par le Velvet Underground. Après plusieurs singles de haute volée (dont le diptyque Poor Old Soul), ces jeunes gens succombent aux sirènes de la major Polydor. Dans la foulée, paraît l’album You Can’t Hide Your Love Forever (1982), qui contient notamment une reprise d’Al Green (L.O.V.E. Love). Chanteur blanc, cœur noir… Très vite, le leader à la frange tombante, natif d’Édimbourg, fait le ménage.     En provenance de Josef K, Malcolm Ross précipite le départ de Kirk et Daly. En recrutant le batteur nigérian Zeke Manyika et le producteur de reggae Dennis Bovell, Orange Juice annonce la couleur de Rip It Up, disque porté par son tube éponyme qui sort en novembre 1982. Mais ce sera l'unique succès du groupe. Après un mini-Lp (l'excellent Texas Fever), un autre véritable album et le départ de Kirk, Edwyn et Zeke décident de jeter l'éponge au tout début de l'année 1985. Mais depuis, au gré de compilations, rééditions et réalisations de disques oubliés, l’influence d’Orange Juice n'a cessé de se propager.