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Down The River Of Golden Dreams
archive mag septembre 2003
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Une chanson d'exception gravée au détour d'un album fût-il le troisième d'un groupe inconnu, dont vous ignorez tout ou presque nécessite toujours l'acquisition dudit album. Imaginez ici Palace Music, période dorée Viva Last Blues, à l'oeuvre sur It Ends With A Fall et filez donc chez votre disquaire préféré, au rayon O comme Okkervil River. Ainsi baptisé d'après le nom d'une rivière russe, ce quartette emmené par Will Shelf à ne pas confondre avec l'écrivain Will Self s'inscrit entre autres sous le haut patronage spirituel de Will Oldham, mais également celui de son cousin germain Songs: Ohia (The Velocity Of Saul At The Time Of His Conversion, Maine Island Lovers), Low (le pouls au ralenti des six belles minutes de For The Enemy), Bright Eyes (la fougue vocale de Blanket And Crib) et d'autres encore. Autant de noms qui en disent long sur la capacité de ce quartette originaire du New Hampshire à créer une tension climatique qui peut filer au mieux la chair de poule (It Ends With A Fall, donc), au pire une peur bleue (The War Criminal Rises And Speaks). Quand il convoque en renfort des cordes et les cuivres de The First National Brass, Okkervil River émeut alors autant qu'il séduit (Dead Faces). Nul besoin de savoir à qui l'on destine désormais Song About A Star, neuvième plage d'un disque qui s'écoule comme une rivière serpenterait à travers la forêt.
Franck Vergeade
article extrait de :
MAGIC RPM #74
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