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Yellowbellied Wonderland
archive mag novembre 2002
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Le Pier de Brighton a évité le pire. En effet, il aurait pu perdre l'un de ses plus brillants auteurs-compositeurs-interprètes, le mélancolique David Bramwell. Au début des années 90, il part s'installer à New York. Là, il s'associe au farfelu producteur Kramer, le fondateur de la structure légendaire Shimmy Disc, dans l'aventure Koko-Pop. Mais le rêve américain tourne court et l'enfant prodigue rentre alors à la maison. En s'inspirant de la fausse candeur qui plane sur la promenade de la station balnéaire anglaise, il compose d'enchanteresses mélodies sur lesquelles quelques amis de passage Tim Bidwell de Hardkandy, Simon Janes de 100 Pets ou Jason Pegg de Clearlake viennent poser notes et autres vocalises. De fait, le moteur d'Oddfellows Casino est régi par le sentiment de l'amitié sincère et durable. David sait aussi bien s'entourer qu'il sait se montrer méticuleux dans le rangement de ses disques de chevet (The Beach Boys, The Soft Machine et autres Syd Barrett en tête de gondole). En ouverture, c'est une somptueuse cascade de piano qui accueille le mélomane fouineur pour un Road Movie exotique. La voix languissante de sieur Bramwell répond à des trompettes dont le jeu de piston laisse à penser qu'elles sont issues de sessions inédites d'enregistrement du Pacific Street des éternels The Pale Fountains. Un délicat orgue Hammond donne aux morceaux un groove aussi sexy que discret tandis que les peaux de la batterie ont été taillées dans de la feutrine. Misez donc toutes vos économies sur le groupe, et à vous la clé des songes.
Jean-Noël Dastugue
article extrait de :
MAGIC RPM #66
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