Estampillé d'un label, Jagjaguwar tantôt synonyme de qualité (Okkervil River, Manishevitz), tantôt d'ennui profond (Spokane, Oneida), Odawas est malheureusement tombé du mauvais côté de la pièce. Ce trio américain se livre ici, pour ses débuts, à un pénible exercice de style de folk planant et plein de prétentions arty. Mike Tapscott, puisque c'est ainsi que se nomme le principal responsable de ce naufrage, y psalmodie ses textes d'une voix de Neil Young cacochyme sur fond de cloches à vache agitées sans grâce ou de nappes instrumentales dénuées de tout relief mélodique. Reste-t-il encore un hippie dans la salle?