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One From The Scene

archive mag octobre 1999
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Pour s'être déjà gargarisés des hymnes d'Oasis et du come-back de Verve, les pauvres consommateurs que nous sommes devraient maintenant payer le prix maximum, se réjouir sans arrière-pensée à l'écoute du dernier Ocean Colour Scene. C'est du moins ce que tend à prouver la trajectoire ascendante des quatre de Birmingham au Royaume de sa Majesté d'Angleterre, avec une tournée des stades et plus d'un million de copies vendues des deux précédents albums. Si refuser, pour une fois, de faire le béni oui-oui à tout ce qui vient d'outre-Manche est le fruit d'un esprit mal tourné et snob, alors, vive les snobs ! À l'inverse des Américains d'Olivia Tremor Control, ce groupe se vautre systématiquement et sans retenue dans les clichés hérités des sixties, pour mieux se satisfaire de simples dépoussiérages. Simon Fowler, le chanteur, prend même les intonations de Roger Daltrey dans Profit In Peace, un titre qui se veut du même sang que Magic Bus, cette fois rempli de supporters de l'Eintracht de Francfort. Le reste de ce One From The Modern provoque un vertige infini tant l'abîme est profond. Sans rien pour se raccrocher, l'auditeur dépité, reste seul avec son avis.

Frédéric Fortuny

magazine num 34 article extrait de :
MAGIC RPM #34


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