Avant de se laisser
aller à l’inévitable couplet de saison sur un éventuel retour en grâce de la
bande à Nono, avouons d’emblée qu’au cours des dernières années, on a toujours
su trouver de quoi garder le contact. Un morceau tueur par-ci, une ballade à
pleurer bien planquée sur une face B par-là, un concert pétaradant un jour, une
interview hilarante le lendemain, on n’a jamais pu ou voulu mépriser
ouvertement ces grands couillons des frères Gallagher. Alors oui, Dig Out Your Soul est un bon cru, un
disque écoutable d’une seule traite, sans risque de somnolence.
Il débute par un titre implacable, Bag It Up, d’une bravoure, d’un cachet et d’une force inouïe, quasiment “zeppelinesque”. Et le groupe enchaîne sans débander, sur quatre chansons tout aussi impressionnantes, dont le single bravache, Shock Of Lightning, presque krautpop. Bien évidemment, l’obsession Beatles (le Double Blanc en particulier) est récurrente, patente, parfois redondante, mais nous sommes bien chez Oasis et pas, au hasard, chez Radiohead. Or, on préfèrera toujours les institutions traditionalistes à ces salopards d’intellos qui prétendent faire avancer le schmilblick et compliquent la musique avec leur cochonnerie de modernité, non mais.
Pour le coup, c’est l’ex-Ride Andy Bell qui signe le morceau le plus rétrograde de l’album, The Nature Of Reality, boogie simpliste citant Helter Skelter dans le texte, plus proche de Queens Of The Stone Age que de Status Quo, référence fort usitée chez certains médisants. Certes, Oasis, comme Status Quo, est devenu une institution, mais ce n’est pas du côté des petits tenanciers du boogie pépère qu’il faut les ranger. Déjà il ne faut pas si vite ranger Oasis, Dig Out Your Soul en constituant une preuve tangible, mais bien les placer à côté d’autres institutions britanniques comme la pinte de 19 heures, le match du samedi, The Who, Primal Scream ou Thin Lizzy. N’en déplaise à leurs pourfendeurs, Oasis demeure l’un des best fookin’ band in the world.
Il débute par un titre implacable, Bag It Up, d’une bravoure, d’un cachet et d’une force inouïe, quasiment “zeppelinesque”. Et le groupe enchaîne sans débander, sur quatre chansons tout aussi impressionnantes, dont le single bravache, Shock Of Lightning, presque krautpop. Bien évidemment, l’obsession Beatles (le Double Blanc en particulier) est récurrente, patente, parfois redondante, mais nous sommes bien chez Oasis et pas, au hasard, chez Radiohead. Or, on préfèrera toujours les institutions traditionalistes à ces salopards d’intellos qui prétendent faire avancer le schmilblick et compliquent la musique avec leur cochonnerie de modernité, non mais.
Pour le coup, c’est l’ex-Ride Andy Bell qui signe le morceau le plus rétrograde de l’album, The Nature Of Reality, boogie simpliste citant Helter Skelter dans le texte, plus proche de Queens Of The Stone Age que de Status Quo, référence fort usitée chez certains médisants. Certes, Oasis, comme Status Quo, est devenu une institution, mais ce n’est pas du côté des petits tenanciers du boogie pépère qu’il faut les ranger. Déjà il ne faut pas si vite ranger Oasis, Dig Out Your Soul en constituant une preuve tangible, mais bien les placer à côté d’autres institutions britanniques comme la pinte de 19 heures, le match du samedi, The Who, Primal Scream ou Thin Lizzy. N’en déplaise à leurs pourfendeurs, Oasis demeure l’un des best fookin’ band in the world.