Olivier Libaux et Marc Collin sont de retour avec Nouvelle Vague, leur projet commun de reprises qui fit grand bruit en 2004 et déçut quelque peu en 2006. 3, c'est le titre de ce nouvel épisode, pousse le bouchon en invitant sur certaines relectures les chanteurs originaux. Martin Gore, Ian McCulloch ou Terry Hall agrémentent ainsi le jeu de piste musical que le compère de longue date Xavier Jamaux (ex-Orange, ex-Indurain, ex-Olano, actuel Bang Bang) détaille ici titre après titre avec une verve implacable. Pour illustrer ses dires, rendez-vous sur Myspace, là où l'album est actuellement en streaming intégral.
01 - Master & Servant (avec Martin Gore)
L’original de Depeche Mode commençait par ce gimmick vocal imparable répété à l’envi : “It’s a lot/It’s a lot/It’s a lot like life”. Sans doute fallait-il alors comprendre ce titre comme étant le plus autobiographique du groupe de Basildon, la relation SM évoquée pouvant être celle qui liait alors dans la vie Martin Gore à Dave Gahan, ce dernier étant uniquement considéré par le premier comme “la voix de son maître”. Depuis, c’est arrangé, et Martin peut se laisser mener en laisse dans cette reprise “arsenic et vieilles dentelles” qui gambade dans les vastes plaines du grand Ouest américain. Doiing.
02 - Blister In The Sun
Personnellement, j’ai toujours préféré The Woodentops aux Violent Femmes.
03 - Road To Nowhere
Une reprise de Talking Heads. La route qui ne menait nulle part passe désormais par Nashville, Tennessee, pour une partie de square dance entre Tammy Wynette et Willie Nelson. Yeah.
04 - All My Colors (avec Ian McCulloch)
C’est la vraie nouveauté sur ce troisième Nouvelle Vague. Les créateurs et interprètes des standards eighties sont invités à se joindre à leurs repreneurs. Un duo de Mélanie Pain avec Ian McCulloch qui nous transporte dans des abîmes de gravité. On plonge. Comme quand Kylie jouait la noyée pour Nick Cave. C’est triste, ça fait mal, ça fait du bien.
05 - The American
Jim Kerr était un autre Bono à cette époque. Plus de charisme, moins de politique. En tout cas, meilleur jeu de scène que son double irlandais, et port plus avantageux du tee-shirt sans manches. Cette relecture de Simple Minds a la douceur d’un coton traité American Apparel.
06 - Heaven
S’il y a bien UN SEUL groupe que je n’ai jamais écouté dans les années 80, c’est The Psychedelic Furs !
07 - Parade (avec Barry Adamson)
Parfois, une reprise peut être plus attachante que l’original. Comme, par exemple, Billie Jean par Caetano Veloso. C’est le cas ici aussi. Et Barry Adamson remplace avantageusement Howard Devoto.
08 - Metal
Presque deux reprises pour le prix d’une puisqu’on peut entendre aussi Marcia Baila si on passe le Cd à l’envers. Mais pourquoi n’avoir pas repris plutôt LE morceau de Gary Numan, Are Friends Electric?…
09 - Ça Plane Pour Moi
Plastic Bertrand chantait-il ou non sur sa chanson phare ? Ça Plane Pour Moi n’est-elle pas déjà la reprise de Jet Boy Jet Girl d’Elton Motello ? Nouvelle Vague n’en a cure et s’offrira une franche partie de poilade en interprétant en concert cet incunable du punk yéyé belge…
10 - Our Lips Are Sealed (avec Terry Hall)
Vingt ans plus tard, un groupe au talent unique comme l’était Fun Boy Three aurait pu ravir les bobos de tout poil, en s’appelant, mettons, Gorillaz. Terry Hall mêle ici sa voix languide à celle céleste de Marina. Est-ce une reprise des Go-Go’s ou de Fun Boy Three par les Go-Go’s ? Qu’importe, c’est sans doute la perle de ce troisième album.
11 - God Save The Queen
Dieu seul reconnaîtra les siens, et éventuellement s’il en a le temps, il sauvera la Reine.
12 - Say Hello, Wave Goodbye
L’autre joyau du disque. Excellente idée de reprendre ce titre de Soft Cell, moins évident que Tainted Love, et de le faire chanter par la nouvelle diva soul Sophie Delila, qui fut dans une vie antérieure chanteuse chez Bang Bang. Partialité quand tu nous tiens.
13 - So Lonely
Tous ceux qui ont des 33 tours dans leur discothèque ont forcément au moins un album de The Police. Comment expliquer alors qu’à part Puff Daddy, personne ne soit allé puiser dans leur répertoire ? Voilà, c’est chose faite. Ici, le contre-pied est total. De l’original énervé, la reprise cotonneuse garde encore plus de force, nous donnant l’envie d’être vraiment seul un moment, pour ne plus jamais l’être le moment d’après.
VERDICT
Ce troisième opus des aventures de Nouvelle Vague fait la part belle à des arrangements plus folk que sur les deux précédents. C’est un peu la new-wave anglaise en voyage extrascolaire aux Amériques. Le plus produit : la participation valant adoubement des icônes de la pop anglaise d’il y a vingt (trente ?) ans. Une idée possible pour un tome 4 : faire voter pour le tracklisting sur MySpace.
01 - Master & Servant (avec Martin Gore)
L’original de Depeche Mode commençait par ce gimmick vocal imparable répété à l’envi : “It’s a lot/It’s a lot/It’s a lot like life”. Sans doute fallait-il alors comprendre ce titre comme étant le plus autobiographique du groupe de Basildon, la relation SM évoquée pouvant être celle qui liait alors dans la vie Martin Gore à Dave Gahan, ce dernier étant uniquement considéré par le premier comme “la voix de son maître”. Depuis, c’est arrangé, et Martin peut se laisser mener en laisse dans cette reprise “arsenic et vieilles dentelles” qui gambade dans les vastes plaines du grand Ouest américain. Doiing.
02 - Blister In The Sun
Personnellement, j’ai toujours préféré The Woodentops aux Violent Femmes.
03 - Road To Nowhere
Une reprise de Talking Heads. La route qui ne menait nulle part passe désormais par Nashville, Tennessee, pour une partie de square dance entre Tammy Wynette et Willie Nelson. Yeah.
04 - All My Colors (avec Ian McCulloch)
C’est la vraie nouveauté sur ce troisième Nouvelle Vague. Les créateurs et interprètes des standards eighties sont invités à se joindre à leurs repreneurs. Un duo de Mélanie Pain avec Ian McCulloch qui nous transporte dans des abîmes de gravité. On plonge. Comme quand Kylie jouait la noyée pour Nick Cave. C’est triste, ça fait mal, ça fait du bien.
05 - The American
Jim Kerr était un autre Bono à cette époque. Plus de charisme, moins de politique. En tout cas, meilleur jeu de scène que son double irlandais, et port plus avantageux du tee-shirt sans manches. Cette relecture de Simple Minds a la douceur d’un coton traité American Apparel.
06 - Heaven
S’il y a bien UN SEUL groupe que je n’ai jamais écouté dans les années 80, c’est The Psychedelic Furs !
07 - Parade (avec Barry Adamson)
Parfois, une reprise peut être plus attachante que l’original. Comme, par exemple, Billie Jean par Caetano Veloso. C’est le cas ici aussi. Et Barry Adamson remplace avantageusement Howard Devoto.
08 - Metal
Presque deux reprises pour le prix d’une puisqu’on peut entendre aussi Marcia Baila si on passe le Cd à l’envers. Mais pourquoi n’avoir pas repris plutôt LE morceau de Gary Numan, Are Friends Electric?…
09 - Ça Plane Pour Moi
Plastic Bertrand chantait-il ou non sur sa chanson phare ? Ça Plane Pour Moi n’est-elle pas déjà la reprise de Jet Boy Jet Girl d’Elton Motello ? Nouvelle Vague n’en a cure et s’offrira une franche partie de poilade en interprétant en concert cet incunable du punk yéyé belge…
10 - Our Lips Are Sealed (avec Terry Hall)
Vingt ans plus tard, un groupe au talent unique comme l’était Fun Boy Three aurait pu ravir les bobos de tout poil, en s’appelant, mettons, Gorillaz. Terry Hall mêle ici sa voix languide à celle céleste de Marina. Est-ce une reprise des Go-Go’s ou de Fun Boy Three par les Go-Go’s ? Qu’importe, c’est sans doute la perle de ce troisième album.
11 - God Save The Queen
Dieu seul reconnaîtra les siens, et éventuellement s’il en a le temps, il sauvera la Reine.
12 - Say Hello, Wave Goodbye
L’autre joyau du disque. Excellente idée de reprendre ce titre de Soft Cell, moins évident que Tainted Love, et de le faire chanter par la nouvelle diva soul Sophie Delila, qui fut dans une vie antérieure chanteuse chez Bang Bang. Partialité quand tu nous tiens.
13 - So Lonely
Tous ceux qui ont des 33 tours dans leur discothèque ont forcément au moins un album de The Police. Comment expliquer alors qu’à part Puff Daddy, personne ne soit allé puiser dans leur répertoire ? Voilà, c’est chose faite. Ici, le contre-pied est total. De l’original énervé, la reprise cotonneuse garde encore plus de force, nous donnant l’envie d’être vraiment seul un moment, pour ne plus jamais l’être le moment d’après.
VERDICT
Ce troisième opus des aventures de Nouvelle Vague fait la part belle à des arrangements plus folk que sur les deux précédents. C’est un peu la new-wave anglaise en voyage extrascolaire aux Amériques. Le plus produit : la participation valant adoubement des icônes de la pop anglaise d’il y a vingt (trente ?) ans. Une idée possible pour un tome 4 : faire voter pour le tracklisting sur MySpace.