Les Anglais étaient en concert à la Maroquinerie de Paris ce jeudi 20 novembre pour défendre leur premier effort Peaceful, The World Lays Me Down. Compte rendu.
L’album est sorti il y a peu, mais la salle est comble. On pensait voir des costumes jaune et bleu, un coucou de Laura Marling ou bien une fanfare qui déboulerait du fond de la salle, bref, des surprises derrière lesquelles cacher d’éventuelles erreurs de débutants. Eh bien Noah and the Whale nous a bien eus… Formation sobre, musiciens malins et concentrés, le set commence calmement, Charlie impassible trouve immédiatement où poser sa voix, Tom sourit sans arrêt et Doug exulte sur sa batterie.
Le groupe s’attaque dès le deuxième morceau au tube indie-musette Shape Of My Heart. La fougue retombe, mais le discret Urby diffuse à l’harmonium une atmosphère mélancolique fiévreuse tout au long du concert. L’énergie est dense et pleine de rêverie alors que commence Give A Litte Love puis Mary qui vient asseoir la grandeur de ce groupe. Car on peut sourire d’un jeune homme de vingt ans qui, la voix sombre, chante des chansons d’amour brisé, mais chez eux, l’excès juvénile à ceci de bouleversant que la pudeur concentre la force au cœur de la scène, comme une brume pétillante qui viendrait s’insinuer sous la peau des membres du public.
Les titres s’enchaînent, sans commettre d’enrobages grassouillets autour de leurs valses tachycardiques et comptines secouées. Joueurs, ils n’hésitent pas à découdre du canevas leurs titres finement brodés, et leur tapisserie est de bonne facture, résistante à l’épreuve de contorsion que leur fait subir la troupe, et ce jusqu’à leur reprise fétiche de Girlfriend In A Coma des Smiths. Noah And The Whale, définitivement plus fier lionceau que baleine empotée.
L’album est sorti il y a peu, mais la salle est comble. On pensait voir des costumes jaune et bleu, un coucou de Laura Marling ou bien une fanfare qui déboulerait du fond de la salle, bref, des surprises derrière lesquelles cacher d’éventuelles erreurs de débutants. Eh bien Noah and the Whale nous a bien eus… Formation sobre, musiciens malins et concentrés, le set commence calmement, Charlie impassible trouve immédiatement où poser sa voix, Tom sourit sans arrêt et Doug exulte sur sa batterie.
Le groupe s’attaque dès le deuxième morceau au tube indie-musette Shape Of My Heart. La fougue retombe, mais le discret Urby diffuse à l’harmonium une atmosphère mélancolique fiévreuse tout au long du concert. L’énergie est dense et pleine de rêverie alors que commence Give A Litte Love puis Mary qui vient asseoir la grandeur de ce groupe. Car on peut sourire d’un jeune homme de vingt ans qui, la voix sombre, chante des chansons d’amour brisé, mais chez eux, l’excès juvénile à ceci de bouleversant que la pudeur concentre la force au cœur de la scène, comme une brume pétillante qui viendrait s’insinuer sous la peau des membres du public.
Les titres s’enchaînent, sans commettre d’enrobages grassouillets autour de leurs valses tachycardiques et comptines secouées. Joueurs, ils n’hésitent pas à découdre du canevas leurs titres finement brodés, et leur tapisserie est de bonne facture, résistante à l’épreuve de contorsion que leur fait subir la troupe, et ce jusqu’à leur reprise fétiche de Girlfriend In A Coma des Smiths. Noah And The Whale, définitivement plus fier lionceau que baleine empotée.