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One Day It Will Please Us To Remember Even This de New York Dolls

chronique d'album
Mon excellent ami Stephen Patrick disait un jour à raison : "Certains ont eu des rendez-vous galants, des enfants, moi, j'avais les New York Dolls". On ne peut qu'être ravi que le Moz ait pu réaliser un rêve de jeunesse en provoquant la réunion des survivants David Johansen, Sylvain Sylvain et Arthur "Killer" Kane lors du Meltdown Festival, en 2004. Seule ombre au tableau, le décès du bassiste quelques jours après. On se demande donc bien qui officie sur ce disque improbable. Mais foin d'appréhension, dès la première écoute, le ridicule est évité. Que sont les Dolls devenus ? Fallait-il pousser les choses jusque-là ? Que sont les Dolls sans Johnny Thunders ? Tout simplement un groupe qui envoie (toujours) le bois. Malgré une production contestable(laguitare,oui,les claviers, non), cet album n'est pas, avec une pincée d'indulgence, contestable. Les chansons (notamment Runnin' Around) dispensent une joie de vivre contagieuse, tout aussi éloignée de la maison de retraite que de l'excitation originelle. C'est l'humanité qui domine et surprend ici, avant de laisser place à une tendresse contrariée, puisque le souffle tourne forcément court sur la longueur. On évitera les sujets de fâcheries, et donc d'employer le mot pathétique, même si, en invités de luxe, Michael Stipe et Iggy Pop offrent des performances bien en deçà de leurs possibilités. Mais pour un dernier effort, voire un baroud d'honneur, ce n'est ni vraiment honteux, ni trop mal négocié.
ÉTIENNE GREIB
MAGIC RPM  #102


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