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Live In Glasgow - DVD de New Order

chronique d'album
The end. La fin. El fín. Bye bye. Adieu. Adios. Bien sûr, ce double Dvd ne sera sans doute pas l’ultime réalisation de New Order. Dans deux, cinq, dix ans, il y aura un énième best of, des chutes de studio, des images inédites. Un long-métrage, peut-être ? Sourire. Mais bon, quand même. En guise de point presque final, on aurait souhaité autre chose que ce concert millimétré où le quatuor – avec Gillian, c’était mieux – récite à l’envi ses gammes. Sans trop de fausses notes. Et sans même, sacré Barney, utiliser de prompteur. En jouant, heureusement, presque tous ses classiques – les gars, Paradise, Dream Attack et 1963, c’est pour les chiens ?!?  –, mais en interprétant aussi trop de morceaux de Joy DivisionNew Order, le groupe, merde ! Des interviews qui émaillent la prestation, on n’apprend pas grand-chose : Hooky aime les concerts, Nanard préfère le studio. Hooky aime les morceaux rock. Nanard, les titres electro. Et Stephen est au milieu. Le pauvre. Lui qui tient la baraque depuis le début. Alors, on passe au second Dvd où sont compilées de rares images montrant à quel point le temps qui passe est impitoyable – plus physiquement que musicalement. Et on prend en pleine poire la version hésitante (ânonnée en yaourt,) de Ceremony, les pitreries de la joyeuse bande (le regretté Rob Gretton inclus) à Glastonbury en 1981, la version vénéneuse de Leave Me Alone à Cork, deux ans plus tard. La silhouette galbée de Gillian dans la pénombre s’affairant à la guitare. Les évolutions capillaires de Peter. Les chemises impeccables — retroussées, les manches – et les shorts improbables de Bernard – des shorts, quoi ! Tristes sires, New Order ? Rires. Il faut voir et entendre Sumner s’adresser à la foule de Rotterdam en 1985 : “Come on, I know you can do better, you bunch of fuckin’ wimps”. Puis, le groupe de massacrer This Time Of Night. Sans même sourciller. Ah. Punk un jour, punk toujours. Même plein aux as. Ou presque. Qu’un groupe de branleurs patentés ait pu concevoir une musique à ce point géniale restera l’une des plus belles énigmes de la musique moderne… Dont l’un des hauts-faits, que New Order a eu la bonne idée de ressortir de ses tiroirs pour sa dernière tournée, reste The Perfect Kiss, ce malestrom electro, ce chef d’œuvre antédiluvien pour dancefloors explosés. Oui, The Perfect Kiss. “Is the kiss of death”. Rideaux.
Christophe Basterra
MAGIC RPM  #121


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