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Back To Mine de New Order

chronique d'album
Un an après son dernier album et en attendant un autre objet du désir (un Dvd), New Order nous offre une visite guidée de sa discothèque. Et, comme on pouvait s'y attendre de la part du groupe de rock qui a changé la face de la pop music, la sélection est particulièrement éclatée. On y passe des ténèbres au paradis en l'espace de quelques accords de guitare ou de riffs de synthétiseur. Un démarrage douloureux en compagnie de Captain Beefheart est heureusement vite éclipsé par l'impeccable medley des différentes versions du Higher Than The Sun de Primal Scream logiquement enchaîné avec The Rain de Missy Elliott. Que ce soit plus de dix ans après pour les Écossais ou cinq pour Timbaland, la production éclairée n'a pas pris une ride. S'ensuivent une sérieuse descente en compagnie de l'inévitable Venus In Furs du Velvet, un magnifique exercice acoustique des copains Doves (M62 Song) ou l'incandescent In Every Dream Home A Heartache de Roxy Music. Changement de ton, et place à LA surprise du disque qui fut jouée en boucle au Funhouse par Jellybean en son temps : un hymne electro ludique hilarant, ponctué par des aboiements, orchestré par Cat Stevens (!) en 1971, avec Chick Corea aux claviers. La deuxième partie de la compilation prend définitivement le chemin des discothèques. Au programme : un warm-up electro avec le Bassline de Mantronix, un brin de disco avec l'inévitable Giorgio Moroder (présent sur le E=MC2 en compagnie de Harold Faltermeyer ou derrière le mix réalisé par Patrick Cowley de son I Feel Love chanté par Donna Summer), un passage techno avec l'Energy Flash de Joey Beltram, qui avait sensation à l'époque pour ses "Ecstasy" chuchotés, ou l'irrésistible The Dance de Rhythim Is Rhythim (Derrick May), sans oublier le pont krautrock rythmé par Mushroom de Can. Au fait, mais où est la house ? Peut-être que les engueulades à propos de la sélection définitive, apparemment encore plus virulentes qu'au sujet de Get Ready, en ont eu raison. Entre vieux souvenirs du parcours initiatique de l'electro new-yorkaise en compagnie d'Arthur Baker, de la regrettée Haçienda ou de leur adolescence de rockers torturés à Manchester, ce Back To Mine oscille entre danse extatique et pop songs sombres aux paroles décalées. Un régal pour la tête et les jambes. Logique .
Robert Alves
MAGIC RPM  #65
article extrait de :
MAGIC RPM #65 Commander ce numéro


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