A Lire

No Wish To Reminisce

archive mag avril 2006
Soyez le premier à réagir

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Neal Casal n'avait pas sorti d'album de nouvelles compositions depuis six ans ! Incroyable car l'Américain a largement occupé le terrain, en solo avec un disque de reprises (Return In Kind), une compilation formidable (Maybe California) et de nombreux concerts, mais aussi avec son groupe récréatif Hazy Malaze. Loin d'être en panne d'inspiration, Casal polissait ses nouvelles chansons en attendant le producteur qui saurait leur donner les couleurs qu'il avait en tête. Cet homme, c'est Michael Deming, dont l'un des plus glorieux faits d'arme est d'avoir produit et arrangé Overcome By Happiness, le mythique premier album des Pernice Brothers paru en 1998. L'ambition était claire : dépasser un horizon folk rock pour cheminer vers un ailleurs pop, luxuriant et orchestré. Et, de fait, No Wish To Reminisce est un disque ambitieux, arrangé avec soin, flirtant avec des sonorités héritées des années 1970 (batterie un peu étouffée, orgue Hammond, Wurlitzer, cordes, harmonies vocales). La formule fait mouche à plusieurs reprises, notamment sur A Message You Can Send, sublime ballade vaporeuse, ou Too Far To Fall, extraordinaire réussite idéalement placée sur un axe Big Star/Teenage Fanclub. Ça ne marche pas à tous les coups et le son daté gâte parfois de bonnes chansons (Grand Island ou Sundowntown, un peu dégoulinantes). Les morceaux plus simples séduisent alors davantage (Sleeping Pills In Stereo, rock nerveux, Travelling After Dark, splendide avec ses entrelacs de guitare) et laissent pleinement s'épanouir des mélodies généreuses.

VINCENT THÉVAL

magazine num 99 article extrait de :
MAGIC RPM #99


Commentaires


Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire :



Mot de passe oublié ? - S'inscrire