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Salam Haleikoum

archive mag février 2002
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Depuis les oeuvres de Nation Records et de Fun Da Mental ou le lointain travail de Jaz Coleman et d'Anne Dudley, on sait que la notion étendue de "digital bled" n'est pas une astuce marketing supplémentaire pour nous faire consommer exotique, mais qu'une internationale nomade, universelle et aux racines solidement ancrées, s'exprime. En France, Naab est de ceux-là. Son premier album unit avec volupté et ivresse sa culture berbère et celle du breakbeat jungle subtil. Son univers s'étend néanmoins bien au-delà de ces deux influences majeures dont la juxtaposition grossière n'aurait sans doute rien donné de très émouvant. À l'instar d'un Minus 8, Naab sait draper sa musique de nappes électroniques langoureuses. Ses orchestrations étonnantes foisonnent de mille feux. L'homme a du doigté et les cordes, orientalisantes ou plus funky, dressent une tente luxuriante au-dessus du tapis transcendental des tablas et des syncopes. Loin d'être conceptuel, Salam Haleikoum respire amplement, foisonne de vie et d'invitations à la découverte, au plaisir et au partage. À sa manière, avec ce style impeccable qui lui est propre, Naab s'est forgé une identité forte, à imaginer un Boulevard à son nom et à ses couleurs. Celles d'un véritable Digital Naabab.

Jean-Fabien

magazine num 58 article extrait de :
MAGIC RPM #58


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