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Cloudbuster
archive mag juillet 2008
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Malgré le départ de Jonas Imbery, officiant en solitaire sous l’alias de
Thelonius, Munk poursuit l’aventure, désormais circonscrite au seul Mathias
Modica. S’il est entouré de nouveaux musiciens sur scène, le fondateur du label
Gomma a invité une partie de son carnet d’adresses pour délivrer les vocalises
de ce second Lp. Il réplique ainsi la formule de l’inagural et très réussi Aperitivo (2004), qui regorgeait déjà de
collaborateurs de renom et qui augurait du revival disco actuel. Cette fois,
c’est Asia Argento, la ténébreuse actrice reconvertie dans le deejaying et les featurings, qui croasse sur différents
titres (dont le single Live Fast! Die
Old!). Les compositions paient leur tribut au disco électronique de Giorgio
Moroder ou à Zé Records, traçant un axe dansant de Munich à New York, comme sur
le tribal et distordu Monopteros.
D’ailleurs, Matty Safer (The Rapture) souligne de son empreinte élastique The Rat Race ou PsychoMagic. Pourtant, c’est lorsque Cloudbuster se permet quelques incartades instrumentales
conceptuelles, en éclairant ce post-disco d’arrangements de cordes ou de piano,
que Munk fait mouche. Une digression organique à rapprocher de la musique des
hurluberlus de Nôze qui touche avec plus de sincerité que la démonstration de
force, si convenue, du début de l’album. Délicatement sinistre, ce final nous
rassure sur le potentiel de Munk. Germany : one point !
Alexandre Cognard
article extrait de :
MAGIC RPM #122
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