Sans se résoudre à abandonner une nature enfantine
et tintinnabulante, Múm se pose bien des questions, favorisées par les allées
et venues de ses membres. Les sœurs jumelles et photogéniques Kristin Anna et
Gyõa Valtýsdóttir sont loin, et le noyau dur se résume désormais aux deux garçons
endurants Gunnar Örn Tynes et Örvar Smárason, même si la formation s’étend à
sept musiciens pour la scène. Ces soubresauts se substituent à la volonté
d’éviter la répétition et de violenter les réussites consécutives de Yesterday
Was Dramatic, Today Is Okay (2000) et Finally We Are No One
(2002), dont le classicisme gracieux n’est pas vraiment reconduit, mais engage
à une relecture aléatoire et parfois théâtrale.
Go Go Smear The Poison Ivy précise la tentative d’un grand écart, de l’expérience juvénile, où les enfants que veulent rester Gunnar et Örvar prennent ce qui se présente à eux, sans priori, à celle, plus savante, tirée de la collaboration du groupe islandais avec Kronos Quartet ou de sa relecture en concert des partitions de Iannis Xenakis… De quoi se fourvoyer dans les grandes largeurs, comme ce fut le cas de ladite Kristin Anna, auteur il y a quelques mois d’un disque “à l’envers” avec son mari Avey Tare d’Animal Collective. Ce quatrième Lp voit effectivement Múm jouer son va-tout, à l’image de sa pochette déconcertante, voire illisible, entre carte postale d’un camp de vacances et imagerie des jeunesses hitlériennes, indolence et création perturbante.
Loin désormais de Sigur Rós ou de Jóhan Jóhannson et plus près des cyclothymiques The Fiery Furnaces ou de l’extravagance sur la corde raide du dernier Architecture In Helsinki, Múm évolue dans la douleur, mais se trace un avenir. Plus de la moitié de ce disque s’avère superbe et le conforte dans la poursuite de son périple.
Go Go Smear The Poison Ivy précise la tentative d’un grand écart, de l’expérience juvénile, où les enfants que veulent rester Gunnar et Örvar prennent ce qui se présente à eux, sans priori, à celle, plus savante, tirée de la collaboration du groupe islandais avec Kronos Quartet ou de sa relecture en concert des partitions de Iannis Xenakis… De quoi se fourvoyer dans les grandes largeurs, comme ce fut le cas de ladite Kristin Anna, auteur il y a quelques mois d’un disque “à l’envers” avec son mari Avey Tare d’Animal Collective. Ce quatrième Lp voit effectivement Múm jouer son va-tout, à l’image de sa pochette déconcertante, voire illisible, entre carte postale d’un camp de vacances et imagerie des jeunesses hitlériennes, indolence et création perturbante.
Loin désormais de Sigur Rós ou de Jóhan Jóhannson et plus près des cyclothymiques The Fiery Furnaces ou de l’extravagance sur la corde raide du dernier Architecture In Helsinki, Múm évolue dans la douleur, mais se trace un avenir. Plus de la moitié de ce disque s’avère superbe et le conforte dans la poursuite de son périple.