Depuis deux ans, on parle plus de Quentin Dupieux que de Mr. Oizo. Le
succès de Rubber (2010) a révélé aux
indécis ses talents de cinéaste, pourtant déjà entiers dans le frappadingue et
mal aimé SteaK (2007). Pris par le
phénomène, on fixait l'horizon 2012 et la sortie de Wrong, sa prochaine comédie encore nimbée de mystère. Et voilà que
l'Oizo réapparaît par surprise, donnant son premier signe de vie discographique
depuis Lambs Anger (2008), considéré
ici comme son chef-d'œuvre, son album à la fois le plus pop et le plus vicieux.
"Good morning, this is me again, Mr.
Oizo/I just rcorded some new stuff/I don't know what it is exactly but I love
it", annonce-t-il dans l'Intrœil
(toujours ce génie dada du titre). Ce n'est qu'à moitié vrai. Vite fait et
sorti du four, on veut bien y croire, mais le chef sait au contraire très bien
ce qu'il fait.
La majorité des morceaux du télévisuel Stade 2 ressemblent aux chutes de studio de son prédécesseur. Du Mr. Oizo pur jus, conforme en tout point à ce qu'on peut en attendre – ce qui est en soi une nouveauté et une déception. La musique est-elle devenue un simple hobby pour Quentin Dupieux, lui qui, après tout, tenait une caméra avant d'inventer son double electro ? Ce serait une terrible nouvelle, mais il est bien trop tôt pour tirer des conclusions. Même un disque aussi mineur que celui-ci comporte en effet son lot d'idées surréalistes, perturbantes et réjouissantes : le rythme en cavalcade-glissade de Camelfuck, les reniflements louches de Douche Beat, les saxophones réduits en miettes de Oral Sax, l'inquiétant synthétiseur parasité de Chiffon, et l'intégralité de Druide, qui se démarque en toute fin grâce à son efficacité retorse. Stade 2 n'est donc pas un non-disque, plutôt un non-événement.
La majorité des morceaux du télévisuel Stade 2 ressemblent aux chutes de studio de son prédécesseur. Du Mr. Oizo pur jus, conforme en tout point à ce qu'on peut en attendre – ce qui est en soi une nouveauté et une déception. La musique est-elle devenue un simple hobby pour Quentin Dupieux, lui qui, après tout, tenait une caméra avant d'inventer son double electro ? Ce serait une terrible nouvelle, mais il est bien trop tôt pour tirer des conclusions. Même un disque aussi mineur que celui-ci comporte en effet son lot d'idées surréalistes, perturbantes et réjouissantes : le rythme en cavalcade-glissade de Camelfuck, les reniflements louches de Douche Beat, les saxophones réduits en miettes de Oral Sax, l'inquiétant synthétiseur parasité de Chiffon, et l'intégralité de Druide, qui se démarque en toute fin grâce à son efficacité retorse. Stade 2 n'est donc pas un non-disque, plutôt un non-événement.
