Sur les traces du groupe Linda's Strange Vacation, dans lequel on retrouvait déjà Rachel de Flying Saucer Attack, le groupe énigmatique de Bristol sort son deuxième albumet quitte par la même occasion le hâvre de Planet records pour celui plus conventionnel de Domino. Hélas, en délaissant les brumes noisy et les vapeurs du free jazz de son premieralbum, en s'attachant à évoluer vers un registre acoustique, Movietone risque de perdre son essence. Si un violon dissonant parcourt Summer de longues plaintes déchirantes, celane suffit pas à masquer la faiblesse du morceau. Il ne suffit pas de citer Pharoah Sanders pour être pénétré de son talent. Tout comme il ne suffit pas de chanter faiblement pour attirer l'auditeur-complice vers une certaine intimité. De fait, il se passe peu de choses au long de cet album qui semble s'étirer sans fin, au contraire des oeuvres d'un Gastr Del Solqui réussissent à captiver malgré des ambiances quasi-anorexiques. Au fur et à mesure que ces groupes poussés par la lo-fi émergent, on en est venu à se méfier de ces adolescentsqui se réfugient trop volontiers dans leurs chambres avec cette tendance morbide à l'auto-complaisance. N'est pas David Grubbs qui veut.